« Le mystère Henri Pick » de David Foenkinos

Et si la passion des livres d’un bibliothécaire breton le poussait à donner une seconde chance aux autres, à ceux que personne n’a voulu publier ? Et si, grâce à Jean-Pierre Gourvec et sa « bibliothèque des refusés », un écrivain allait être sacralisé ? Et si, à partir de cette découverte, celui qui fut dans l’ombre serait enfin dans la lumière ?

De là où il est, Mr Pick ne peut imaginer ce qui est train de se jouer ; décédé depuis 2 ans, un roman sous son nom de plume est repéré. Pourtant, il n’est plus là pour s’en vanter. Dans le lot des « refusés », ce livre est un jour surpris par une éditrice, qui fera des pieds et des mains pour le publier. Comment annoncer à sa veuve que son mari, pizzaiolo de carrière, avait un talent caché ? Ecrire ? Le livre est lancé et rencontre un immense succès. Le secret qu’il renferme ne fait qu’accroître sa renommée et ses ventes. La fille de Mr Pick a bien du mal à y croire : son père, écrivain !

La vie littéraire de cette œuvre mystérieuse va chambouler les destins de tous ceux qui croiseront son chemin : un journaliste ambitieux mais pas dupe, une bibliothécaire, un jeune auteur, une éditrice fonceuse et obstinée…

Ce livre va susciter bien des convoitises et des recherches, faire ressurgir des souvenirs ou remonter à la surface le passé de certains… Une enquête livresque sera menée pour résoudre l’énigme de cette intrigante révélation qu’est devenu le désormais fabuleux récit « Les dernières heures d’une histoire d’amour ».

On s’y laisse prendre, à ce « page turner ». Le lecteur est piégé, lui aussi, par sa curiosité, son envie de connaitre la vérité. Sous la plume de David Foenkinos, les personnages se dessinent, comme sous les cliquetis d’une machine à écrire. Une machine ? Une machination, même, voilà ce qui vous attend. On nous manipule, on nous balade d’arguments en hypothèses. Il nous entraine dans le sillage de cette enquête littéraire mystérieuse, à laquelle on s’accroche, qu’on a autant envie de terminer, pour enfin savoir, comme de s’y attarder, pour ne pas les quitter, ceux qu’on a croisé. A n’en pas douter, ce roman « Foenkinosien » sort du lot et mérite bien sa place sur nos étagères et entre nos mains.

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