« La beauté des jours » de Claudie Gallay

Rentrée littéraire 2017 : Parution le 16 août 2017 aux Éditions Actes Sud.

La vie de Jeanne est plutôt tranquille et bien rôdée ; elle est mariée avec Rémy, ils ont 2 filles. Elle est « postière », rencontre au fil de sa journée de travail une quantité de clients qu’elle s’amuse à classer par catégorie. Le soir, lorsqu’elle rentre chez elle, en attendant son époux, elle regarde le train passer, installée sur son transat ; elle s’imagine que les voyageurs, qu’elle connait à force de les voir défiler, la connaissent elle aussi, à travers leur fenêtre de voyage. Des vacances à Dunkerque, des habitudes récurrentes (le macaron du mardi, le repas de famille du dimanche…), autant de rituels qui rendent sa vie somme toute assez monotone.

Et puis, Jeanne a une passion : elle voue une admiration pour une artiste Marina Abramovic, qui sort des sentiers battus, avec ses réalisations fantasques, parfois même au péril de sa vie. Alors, Jeanne, comme à une amie, lui écrit des lettres, qu’elle lui envoie, parfois pas.

Et puis, Jeanne a aussi un jeu : suivre des inconnus dans la rue, sans jamais leur parler, juste les suivre, voir où ils vont et ce qu’ils font, en un temps donné. Jusqu’au jour où elle suit quelqu’un, qui la reconnait, c’est Martin…

Des retrouvailles, un amour d’antan… Ils se revoient, en pointillés, les fils du passé se renouent, se tissent… Que devient la petite vie de Jeanne, si bien rangée, si bien cadencée ?

Sans oublier son amie Suzanne, qui est, elle, en pleine séparation ; Jef l’a quittée pour une autre et exige sa moitié de leurs biens. Mais alors est-ce à cela que pourrait tenir une histoire de tant d’années ? A se faire voler sa Nespresso par son ex ? Mesquineries du partage ? Oubli de l’autre et de tout ce temps vécu ensemble ?

L’arrivée de Martin bouscule les habitudes de Jeanne, frappe son cœur de plein fouet, la déstabilise. Elle aime Rémy, ses filles, ce qu’elle a mis tant de temps à construire, à organiser. Va-t-elle lâcher prise ? Cette relation va-t-elle aboutir à une nouvelle histoire ? Se figer ? Serait-il question de le suivre ?

Il est des livres qu’on ne veut pas refermer, des personnages qu’on ne veut pas quitter, du moins, pas tout de suite. Celui-ci en est un… Claudia Gallay sait nous raconter les vies des gens, nous faire ressentir leurs sentiments. Dans « La beauté des jours », j’ai retrouvé, avec plaisir, le concept de la plume des « Déferlantes », vivement conseillé également. Un lieu en lumière, des êtres somme toute assez communs mais pas banaux du tout. Ne tournez pas autour, lisez-le !

Un grand merci aux Éditions Actes Sud et à Claudie Gallay, pour cet instant suspendu, comme entre parenthèses. Un bon coup de cœur et un déchirement d’atteindre la fin…

 « Qu’entre la naissance et la mort, le temps est dérisoire, mais que le dérisoire n’empêche pas d’être heureux. »

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