Rencontre « Dominique Richard » – 24 Novembre 2018 à la médiathèque de Villepinte

rencontre dominique richard pelemele

Une rencontre théâtrale en compagnie de trois auteurs :

  • Dominique Richard
  • Adrien Cornaggia
  • Caroline Stella

L’évènement a commencé par un fort sympathique déjeuner à la ferme Godier avec les artistes invités. Nous avons ensuite participé une déambulation au sein de la médiathèque, pendant laquelle des textes ont été lus, par des lycéens, des comédiens et les auteurs en personnes, dans un temps limité par un gong qui ne cessait de laisser planer le suspense à chacun de ses retentissements. Imaginez notre frustration de spectateurs !

Nous avons poursuivi la rencontre dans le cadre d’un échange avec les auteurs.

Leur rencontre…

Dominique Richard a manifesté son plaisir d’être parmi nous, il était ravi de revenir à Villepinte, où il avait déjà travaillé par le passé. Il a rencontré Adrien Cornaggia à Saint-Nazaire. Quant à Caroline Stella, il a fait connaissance avec elle en 3 secondes.

Adrien Cornaggia nous a expliqué que « Gaby et les garçons » est une pièce qui devrait être montée par une troupe l’année prochaine.

Caroline Stella a, quant à elle, découvert les textes d’Adrien et Dominique, dans sa chambre à Saint-Nazaire. Elle a de suite déniché le fil commun dans leurs écritures, à tous les trois. Elle n’a pas peur des mots, des gros mots non plus, d’ailleurs !

Ecrire pour la jeunesse…

Dominique se concentre essentiellement sur des textes de théâtre. Il lui arrive aussi d’avoir des commandes de textes pour adultes comme « Des cercles bleus et noirs ». Selon lui, il n’y a pas de réelle différence dans l’écriture, c’est plutôt le regard qui change.

Adrien a cette même sensation. Il a constaté lors d’ateliers avec des ados, qu’ils ont beaucoup de choses à dire, d’où l’intérêt de leur donner la parole. L’écriture jeunesse est plus propice à l’imaginaire et à la poésie. Cependant, il n’aime pas trop ranger les livres dans des cases adultes / jeunesse. Il faut plutôt trouver les bonnes passerelles pour établir la communication.

Caroline est à peu près sur le même axe de réflexion ; on imagine souvent que le jeune public est plus favorable à la fantaisie. Et pourtant ! Elle n’a pas l’impression d’écrire pour des enfants ou ados. Les gens ont effectivement beaucoup de choses à dire, de multiples sujets tout à fait abordables et passionnants. Elle aime quand les enfants viennent vers elle, avec leurs questions, leurs pourquoi, et c’est aussi cet échange qu’elle apprécie pour dialoguer avec eux.

Ecrire pour la jeunesse c’est aussi remuer le passé, se souvenir, se rappeler. L’enfance des adultes n’est finalement pas si loin. Il y a aussi des adultes présents dans les textes, en filigrane, l’objectif étant de donner la parole à des personnages jeunes.

Leurs débuts…

Dominique a commencé à écrire en 1998 pour l’école des loisirs, époque à laquelle le théâtre jeunesse n’était pas très bien perçu, pas considéré comme de la littérature. L’enfance, c’est fondamental, un adulte ne peut pas se couper de son enfance.

Vincent, l’illustrateur des textes de Dominique Richard, est scénographe. Dès la publication de « Grosse patate », il a accroché. Il a commencé par dessiner un peu n’importe quoi, dessin qu’il a peaufiné et qui est devenu beau. Tout est parti… d’une tâche, à la ferme Godier. Et la collaboration est née. Par la volonté de créer un journal intime illustré. Les dessins sont une véritable porte d’entrée, comme une résonnance, ils sont en parallèle, sans l’utilisation du texte.

Ecrire sur des enfants de la guerre, des enfants soldats…

Adrien a beaucoup oublié son enfance et c’est un peu ce qu’on retrouve dans l’histoire de Gaby. Il s’inspire surtout des enfants qu’il côtoie, ses proches, sa famille.

Caroline aussi a pour source d’inspiration les enfants de son entourage, des enfants différents, des lieux différents, des histoires différentes. Il faut se nourrir de tout, comme un besoin d’immersion, porter un regard sur ce qui nous entoure.

Dominique n’a jamais songé à écrire sur les enfants de la guerre, il n’est pas certain que ce soit le meilleur moyen d’aborder ce type de sujet, pour dénoncer des actes. Ces thèmes sont trop compliqués. Au-delà des enfances, c’est principalement l’Enfance qui l’intéresse. Le hasard des situations.

Et cette série de livres, Dominique ?

Et bien, tout a commencé avec « Le journal de Grosse Patate » et la série s’est imposée. Continuer à écrire autour de la vie des personnages. Continuer à les faire vivre. Continuer à les porter !

A vous de les découvrir !

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