« L’empathie » de Antoine Renand

Éditions Pocket / Robert Laffont
Parution le 13/02/2020
496 pages

Très cher et talentueux Antoine Renand,
J’ai eu l’immense plaisir de pouvoir enfin lire votre premier chef d’oeuvre. Dans votre dédicace (encore merci), vous avez espéré que j’éprouve de l’empathie pour La Poire, Marion et les autres. Mais tout tourne autour de l’empathie : celle qui a tant fait défaut à tous ces personnages brisés par leurs passés, celle que certains d’entre eux éprouvent pour les victimes d’Alpha, et sans oublier la nôtre… C’est là qu’est votre tour de force. De nous faire ressentir ce sentiment qu’on pourrait imaginer impensable au vu du contexte horrible dans lequel vous nous plongez.
Celui de cet homme capable de rentrer chez les gens. De se prendre en photo en selfie chez eux avec leur propre portable. De grimper au plus haut des immeubles. De terroriser ces femmes et leurs compagnons en leur faisant subir les pires sévices. En plus d’escalader, il s’enfuit vite. Avec toujours ce sombre et terrifiant but de faire du mal… Violer et torturer ! Mais tout a une explication. Inexcusable certes… Mais…
Cette course folle, après ce meurtrier fou, nous tient en haleine. A bout de souffle !
Et puis il y a : La Poire en charge de l’enquête que la vie n’a pas du tout épargné non plus, Marion sa coéquipière, sa mère célèbre avocate avec qui les relations mère fils sont très difficiles…
N’est ce pas Antoine, je ne peux pas en raconter trop ? Ce serait si dommage de gâcher un tel plaisir de lecture et sa découverte.
Vous savez, j’ai tout aimé dans votre histoire : l’intensité de son suspens, la peur et les frissons qu’il provoque, l’analyse psychologique des protagonistes. Le tout divinement orchestré par votre plume ciselée, aiguisée, à scotcher la lectrice curieuse que je suis, qui n’a pu lâcher votre livre. Au point de ne plus s’énerver lorsque le RER reste bloqué.
Mais c’est ça le talent, nous enivrer, nous hanter, nous piéger… Et à chaque fois, je me demande comment vous faites pour aller chercher tout ça…
Alors très cher Antoine, bravo, un immense merci et pour répondre à votre dédicace, oui, l’empathie était bien là ! Pari gagné.
Amis lecteurs et lectrices, foncez sur ce grand coup de coeur, vous m’en direz des nouvelles !

« Le pensionnat des innocentes » de Angela Marsons

Éditions Pocket / Belfond
Parution le 12/11/2020
453 pages

Sélection Prix des nouvelles voix du polar Pocket 2021

Comment une vieille alliance va se révéler meurtrière ?

Lorsque ses mains se posent sur elle, une fraction de seconde suffit pour qu’elle reconnaisse ce regard. Teresa Wayatt n’est que le début d’une série de cadavres dont les découvertes vont s’enchaîner.
« Sans pouvoir s’expliquer pourquoi, Teresa Wyatt avait l’impression que cette nuit serait sa dernière. »

Cette enquête a été confiée aux deux inspecteurs Kim et Bryant. Leur complicité et équilibre font de ce duo une équipe hors norme. A eux deux la quête de la vérité est leur priorité, quitte à remuer le passé. Et c’est peu de le dire.
« Ses compétences relationnelles laissaient peut-être à désirer, mais parfois la loi des probabilités faisait qu’elle se comportait comme il convenait envers les autres. »

Leurs investigations les mèneront sur le chemin d’un ancien pensionnat de Crestwood, au sein duquel plusieurs jeunes filles ont vécu. De cet établissement ne reste que des ruines… mais en s’y penchant d’un peu plus près, il y cache bien d’autres choses. De fil en aiguille, et grâce aux fouilles entreprises, d’autres corps seront découverts. Et un vieux mystère…
Cette enquête sera la clé d’un secret bien gardé mais dont la révélation et la crainte de le dévoiler seront sans pardon.
Les inspecteurs forment une superbe équipe. Kim Stone m’a beaucoup touchée. J’ai aimé son caractère, sa franchise, sa droiture, sa perspicacité. Elle est le personnage par excellence, cabossé par un passé familial d’une dureté effroyable. Et sous sa carapace redoutable se cache une femme sensible.
Ce fut une lecture extraordinaire, ce livre se dévore à un rythme fou et insoutenable. La combinaison du passé au présent est divinement orchestrée, sans rupture temporelle.
Angela Marsons, thank you so much. I love your story, just amazing book and I’d like to read you again with the so marvelous Kim Stone.

Un grand merci à toute l’équipe Pocket pour ce coup de coeur frissonnant.

« Une famille presque normale » de M.T. Edvardsson

Éditions Pocket / Sonatine
Parution le 01/10/2019
624 pages

Sélection Prix des Lectrices Elle 2020
Prix des nouvelles voix du polar 2021

Une famille presque normale, c’est quoi au juste ? Une mère avocate, un père pasteur et une adolescente dans sa phase rebelle ? Ça pourrait l’être… Mais il va suffire d’un évènement pour que tout bascule et que cette normalité soit remise en question.

Stella est une fille vive, sur le chemin transitoire entre l’enfance et l’adulte. Elle s’affirme mais toujours dans les limites. En compagnie d’Amina, meilleures amies depuis leur tendre enfance, elles partagent le plus clair de leur temps ensemble.
Et c’est lors de l’une de leurs sorties d’un soir, dans un café où elles sont devenues des habituées, qu’elles font la connaissance de Christopher Olsen. Un homme séduisant et fortuné, les filles ne resteront pas insensibles  à son charme. De fil en aiguille, Stella entamera une relation avec celui qu’elle appellera Chris.

Alors lorsque le corps sans vie de Chris est découvert, tout laisse penser que Stella est la coupable idéale. Elle est arrêtée. L’enquête est lancée et la machine judiciaire se met en marche.
« Voilà quelques mois, nous étions encore une famille tout à fait normale. Aujourd’hui nous voici prisonniers sous le feu implacable des projecteurs. »

A travers les voix du père, de Stella et de la mère, ces trois grandes parties de ce thriller nous permettent de découvrir qui ils sont réellement. Ce père pasteur, inspirant la confiance, est-il vraiment si fiable ? A travers le récit de Stella, on découvre sa vie en milieu carcéral, ce qu’elle a vécu par le passé. On comprend mieux l’évolution de sa relation avec Chris. Et puis, au tour de la mère, celle qui veut rattraper ses erreurs, ses manquements, jouer enfin ce rôle de mère protectrice… Mais à quelles conditions ? Jusqu’où peut-on aller pour protéger ses enfants ?
« Les gens sont prêts à mettre de côté toute éthique et toute morale pour défendre leur famille. Les principes gravés dans le marbre sont pulvérisés sans peine quand il s’agit de protéger son enfant. »

Au bémol près de quelques petites failles (dans l’écriture ou la traduction), ce fut un agréable moment de lecture. L’intrigue est bien ficelée, en laissant place aux doutes du lecteur qui pense avoir trouvé le coupable.
J’ai aussi apprécié le lien que Nounours a construit avec Stella en prison, via son initiation à la lecture. Cela m’a fait penser au concept « Lire pour en sortir » qui permet les diminutions de peines légères grâce aux fiches de lecture des détenus. La réinsertion par la culture.
« Grâce au livre, un tout autre monde s’ouvre à ma conscience, où je me précipite la tête la première. Je voudrais ne jamais en ressortir, ne jamais revenir dans cette maudite cellule de merde. Je ne sens même plus l’odeur quand je lis. »

« Dernier bus pour Woodstock » de Colin Dexter


Éditions L’Archipel – ArchiPoche
Parution le 20/08/2020

Masse critique Babélio

Cette histoire pourrait sembler très classique dans le domaine policier. Deux jeunes femmes font du stop, un soir, pour rejoindre Woodstock, à défaut de prendre le bus. L’affreuse destination de l’une d’elle ne sera pas celle qu’elle escomptait : le corps inanimé de Sylvia sera retrouvé au fond d’une arrière cour d’un pub. Que s’est il passé ? A-t-elle croisé sur son chemin le mauvais individu au mauvais moment ?

L’enquête sera menée par le duo d’inspecteurs Morse et Lewis. Binôme très efficace, ils sont si différents et pourtant si complémentaires. Au fil de leurs investigations, nous faisons connaissance avec l’entourage de la victime. Nous découvrons petit à petit ses travers, sa personnalité. D’aveux en désaveux, de vérités en mensonges, les deux compères devront démêler le vrai du faux ; un exercice bien difficile au vu du peu de preuves et légers et obscurs témoignages.

J’ai découvert la plume de Colin Dexter à travers cet addictif polar. J’ai beaucoup aimé le jeu de rôle et d’acteurs qu’il a construit autour de Morse et Lewis. L’intrigue est extrêmement bien ficelée et d’une efficacité remarquable. En tant que lectrice assez assidue de polars et thrillers, j’aime me faire piéger et ce fut bien le cas… Laissez-vous, à votre tour, embarquer dans cette enquête !
Je remercie Babélio et les Éditions L’Archipel pour cette découverte d’un nouvel auteur que je rajoute à ma liste de prédilection.

« Impact » de Olivier Norek

Éditions Michel Lafon
Parution le 22/10/2020

« On s’habitue à tout, même à ce qui pourrait nous tuer. »
Un cri d’alerte ! Une lecture puissante en apnée. Reprendre mon souffle. Il faut du temps pour pouvoir s’exprimer ou du moins tenter de poser et peser les mots. Il est d’une telle envergure qu’il laisse songeur, apeuré parce qu’il nous révèle ce que nous savons déjà. On s’y croirait d’autant plus qu’on y est tous confrontés de jour en jour. Le temps qui passe n’aide en rien. On a beau adopter des petits gestes écologiques dans notre quotidien, ils sont si minimes et pourtant non négligeables.
« De nous accoutumer, comme des grenouilles dans de l’eau qui se réchauffe doucement. De nous accoutumer jusqu’à en crever. »
« Nous serions les grenouilles…Et Le bocal, notre planète. »

Les actualités nous montrent trop souvent un dérèglement climatique en accélération, les catastrophes dites naturelles s’enchaînent dont nous sommes les tristes et résignés spectateurs. Et pour beaucoup aussi, nous en sommes les acteurs majeurs.
« Notre corps se transformant à la fois en site d’enfouissement pour les déchets chimiques et en filtre à particules fines. »

A travers son roman, Olivier Norek sort encore une fois de sa zone de confort, comme ce fut déjà le cas avec « Entre deux mondes ». D’un tout autre acabit, cette histoire en est-elle vraiment une ? Quelle est donc la frontière entre la fiction et la réalité ?
Lorsque Virgil Solal décide de kidnapper le PDG de Total, il exécute cet acte savamment mûri. Meurtri après la disparition de sa petite fille morte née pour cause de maladie pulmonaire due à la pollution, il fait de cette perte sa quête. Sa vengeance ? Il se lance dans ce combat, cette entreprise qui prendra tout son sens, aux quatre coins de la planète. Accompagné d’une horde de pandas balafrés, il réclamera une rançon de 20 milliards d’euros. Ce butin ne lui sera pas destiné, il constituera une caution, en guise d’engagement, afin que les plus grandes entreprises révisent drastiquement leurs stratégies, vers une véritable transition écologique.
Le phénomène Solal prendra une ampleur planétaire, grâce entre autres aux réseaux sociaux. Mais pas seulement…
Nathan Modis et Diane Meyer seront le duo de choc pour mener cette enquête pour cerner ce personnage. Il leur sera difficile de faire la part des choses, entre comprendre ce geste et le condamner à la fois. Cet écoterrorisme peut-il se justifier, s’excuser et même être pardonné ? Ces deux protagonistes seront-ils à la hauteur ? Prendront-ils les bonnes décisions et directions ? Leur complicité suffira-t-elle à trouver l’issue de ce dilemme ?
Ce roman, s’il peut ainsi être qualifié, est redoutable. Une lecture absolue, qui peut déranger, qui fait réfléchir, qui pose question, qui glace, qui laisse un Impact de gros calibre…

« C’est ta planète, et même si je suis souvent pessimiste, le plus grand secret à son sujet, c’est qu’il n’est jamais trop tard pour la sauver. Mais pour la sauver, il faut la connaître. »

« Le miroir des âmes » de Nicolas Feuz

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Éditions Slatkine et Cie
Parution le 20/08/2018

Ce polar est une tuerie littéraire !
Préparez vous à une escapade suisse infernale ! Vous serez prévenus, vos nerfs et votre curiosité seront mis à rude épreuve. De surprises en revirements, vous ne cesserez de pousser des Oh et des Ah tout au long de votre lecture.
Tout commence par un attentat un peu flou, sans revendication, ayant pour cible le procureur Jemsen. Ce dernier en est une des nombreuses victimes, ayant pour effet de lui faire perdre la mémoire. Grace à sa greffière Flavie, ils tenteront tout pour élucider cette affaire, quitte à remuer le passé. Et c’est autour de cette scène atroce que vont graviter des personnages pour le moins obscurs, dans des ambiances sordides même inhumaines. Sans oublier celui recherché par tous, le tueur qu’on appelle le vénitien, qui semble avoir une sacrée dent contre la police… Et ce qui le rend d’autant plus mystérieux, c’est sa marque de fabrique : étouffer ses victimes en coulant du verre de Murano dans leurs gorges. Mais ce sévice, qu’il leur inflige, est le bouquet final, que d’autres précèdent et horrifient le lecteur. Il rôde, toujours, caché sous son costume morbide. Mais qui est qui finalement ?

Je ne puis vous en dire plus, car résumer cette histoire serait la spoiler, il ne vous reste donc plus qu’à la découvrir par vous-même. Je vous garantis un excellent moment de lecture.
J’ai beaucoup beaucoup beaucoup aimé, tout ! Histoire. Écriture. Intrigue. Rythme. Absolument Tout. Ce polar a tous les ingrédients requis pour jouer avec nos nerfs !
Nicolas Feuz, je me souviens de notre rencontre aux Editions Slatkine et Cie, que je remercie. J’ai passé un formidable moment partagé avec un immense auteur. « Le miroir des âmes » n’est pas un coup de coeur mais un vrai grand coup de « taser » !

« Une famille presque normale » de M.T. Edvardsson

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Éditions Sonatine
Parution le 01/10/2019

Sélection Prix des Lectrices Elle 2020

Une famille presque normale, c’est quoi au juste ? Une mère avocate, un père pasteur et une adolescente dans sa phase rebelle ? Ça pourrait l’être… Mais il va suffire d’un évènement pour que tout bascule et que cette normalité soit remise en question.

Stella est une fille vive, sur le chemin transitoire entre l’enfance et l’adulte. Elle s’affirme mais toujours dans les limites. En compagnie d’Amina, meilleures amies depuis leur tendre enfance, elles partagent le plus clair de leur temps ensemble.
Et c’est lors de l’une de leurs sorties d’un soir, dans un café où elles sont devenues des habituées, qu’elles font la connaissance de Christopher Olsen. Un homme séduisant et fortuné, les filles ne resteront pas insensibles  à son charme. De fil en aiguille, Stella entamera une relation avec celui qu’elle appellera Chris.

Alors lorsque le corps sans vie de Chris est découvert, tout laisse penser que Stella est la coupable idéale. Elle est arrêtée. L’enquête est lancée et la machine judiciaire se met en marche.
« Voilà quelques mois, nous étions encore une famille tout à fait normale. Aujourd’hui nous voici prisonniers sous le feu implacable des projecteurs. »

A travers les voix du père, de Stella et de la mère, ces trois grandes parties de ce thriller nous permettent de découvrir qui ils sont réellement. Ce père pasteur, inspirant la confiance, est-il vraiment si fiable ? A travers le récit de Stella, on découvre sa vie en milieu carcéral, ce qu’elle a vécu par le passé. On comprend mieux l’évolution de sa relation avec Chris. Et puis, au tour de la mère, celle qui veut rattraper ses erreurs, ses manquements, jouer enfin ce rôle de mère protectrice… Mais à quelles conditions ? Jusqu’où peut-on aller pour protéger ses enfants ?
« Les gens sont prêts à mettre de côté toute éthique et toute morale pour défendre leur famille. Les principes gravés dans le marbre sont pulvérisés sans peine quand il s’agit de protéger son enfant. »

Au bémol près de quelques petites failles (dans l’écriture ou la traduction), ce fut un agréable moment de lecture. L’intrigue est bien ficelée, en laissant place aux doutes du lecteur qui pense avoir trouvé le coupable.
J’ai aussi apprécié le lien que Nounours a construit avec Stella, via son initiation à la lecture. Cela m’a fait penser au concept « Lire pour en sortir » qui permet les diminutions de peines légères grâce aux fiches de lecture des détenus. La réinsertion par la culture.
« Grâce au livre, un tout autre monde s’ouvre à ma conscience, où je me précipite la tête la première. Je voudrais ne jamais en ressortir, ne jamais revenir dans cette maudite cellule de merde. Je ne sens même plus l’odeur quand je lis. »

« Sacrifices » de Ellison Cooper

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Éditions Cherche Midi
Parution le 7/11/2019

Sélection Prix des Lectrices Elle 2020

Au détour d’une balade habituelle avec sa chienne Kona, en plein coeur d’un parc national de Virginie, Max est surpris par le soudain comportement de l’animal, aux aguets. Experte au flair de haut niveau, elle a senti quelque chose. Pas de doute. Lorsque Max s’approche du lieu marqué par Kona, une découverte macabre va le lancer sur une enquête époustouflante : des ossements humains dissimulés dans une grotte.

Le FBI est alors contacté en renfort, Sayer Altair et ses agents sont dépêchés sur place. Les recherches approfondies permettront de découvrir des cadavres anciens et d’autres plus récents… S’agit-il d’une même affaire ? Qui sont ces victimes ? Au fil des investigations menées par les équipes, des liens pourraient être établis avec des disparitions mystérieuses dans la région… Une enquête qui sort de l’ordinaire dans laquelle il sera question de mythologie, de génétique, de disparitions, d’amour maternel et autres thématiques pour le moins étranges et parfois glaçantes.

Je serai bien curieuse de savoir comment les auteurs font pour aller débusquer des histoires pareilles ! Avec « Sacrifices », Ellison Cooper nous fait pénétrer dans une machination diabolique. Quelles sont donc ses sources d’inspiration lui permettant de bâtir cette aventure policière, au sein de laquelle plusieurs sujets s’entremêlent ? Je suis déconcertée par l’intensité de l’intrigue, le rythme fou que l’on se doit de maintenir pour suivre ses personnages. Une analyse psychologique fine, incisive et passionnante.

« Les deux femmes comprenaient que nul ne pouvait s’aventurer dans les profondeurs de la noirceur humaine et en ressortir intact, entier. »

« Le couteau » de Jo Nesbo

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Editions Série Noire Gallimard
Parution le 15/08/2019
Rentrée littéraire 2019
Sélection Prix des Lectrices Elle 2020

Le retour sur le devant de la scène d’un inspecteur, a qui l’on confie de vieux dossiers, qui ne sont pas pour le ravir. Lui, il a bien sa petite idée en tête, de la mission qu’il aimerait tant se voir confier. Mais il est bien loin d’imaginer ce qui l’attend, le chemin qu’il va devoir traverser… Mais quelle issue l’attend ? Quels obstacles va-t-il devoir franchir ?

Comme dans tout bon polar, tous les ingrédients sont ici réunis. Tranchant comme son titre le laisse entendre, ce redoutable policier nordique est glaçant. Son suspens a eu un tel effet sur la lectrice que je suis, que j’ai été happée par son intensité. Jo Nesbo déroule ici un joli tapis rouge pour mener ses lecteurs par le bout du nez !

« Qui a tué Heidi ? » De Marc Voltenauer

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Éditions Pocket – Slatkine et Compagnie
Parution le 14/03/2019

Sélection Prix des nouvelles voix du polar

Très cher Marc,
Pendant ma lecture, tu m’as proposé de visiter Gryon. Il est vrai que ce lieu a vraiment l’air splendide et que les descriptions authentiques que tu en fais, donnent envie de le découvrir.
Et puis, tu nous racontes tes histoires. Parce qu’il n’y en a pas qu’une, mais trois qui n’en font finalement que deux. Même si l’installation dans l’ambiance et le décor fut un peu longue à mon goût, dès que le premier cadavre apparaît et les premières sirènes de la police hurlent, me voilà embrigadée dans le tourbillon de ton écriture. Comme un déclic fort qui soudainement donne pleinement sens aux cents premières pages. Rien n’est laissé au hasard, les moindres détails comptent. Et c’est là que je m’en suis rendue compte.
« Tuer un être humain ne lui avait jamais posé de problèmes de conscience, mais supprimer cette vache, innocente par nature, lui avait donné pour la première fois des remords. Il avait tué Heidi. »

Tout commence par des assassinats de vaches, des meurtres, auxquels se mêlent la vengeance, la cupidité…. Des enlèvements mystérieux, qui mettront les inspecteurs sur des chemins sinueux, de la ville à la montagne.
« S’il n’avait pas préféré se cacher derrière ses complexes et sa sexualité torturée. Comme quoi, on ne savait jamais ce qui se dissimulait derrière la façade. »

Et même si j’ai compris qui était le kidnappeur au milieu du livre, Marc, par le tour de force de ton écriture, tu m’as fait douter, plusieurs fois… Mais ce n’est là qu’une des intrigues de ce roman bluffant….
Cette lecture fut très intense, une fois arrivée à Gryon, j’ai été transie par l’atmosphère qui y régnait. Une ambiance dérangeante que tu as su parfaitement retranscrire, Mr Voltenauer. La fin m’a de sitôt donné envie de lire la suite… Ton « Aigle de sang » est en bonne place sur ma PAL en équilibre pour être prochainement dévoré.
Découvrez vite ce polar, vous m’en direz des nouvelles !

« Juste à côté se trouvait la librairie Le Crime Parfait, un nom de circonstance, songea Karine, même si dans cette affaire le meurtrier était un parfait amateur ayant tué sous le coup d’une impulsion vengeresse. Mais le crime parfait, ça n’existait que dans les livres. »