« Le courage des autres » de Hugo Boris

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Éditions Grasset
Parution le 08/01/2020

Sélection Prix des Lectrices Elle 2020

Il avait pourtant  à sa disposition toutes les « armes » pour agir. Il connaissait les gestes et les prises précises qu’il venait d’acquérir en obtenant sa ceinture noire de karaté. Mais à l’occasion qui s’est présentée, l’environnement et les circonstances l’ont littéralement immobilisé. La peur l’a submergé, un seul réflexe s’est manifesté comme un automatisme : tirer le signal d’alarme.

Lorsqu’il fut le spectateur de cette agression dans les transports en commun, il n’a pas réagi. Face à ce sentiment de lâcheté qu’il éprouve envers lui-même, il a décidé de concilier dans ce qu’il appelle « Un herbier » les scènes quotidiennes du métro, RER et autres quais et couloirs, illustrant le courage ou la désinvolture des usagers.
« Quinze ans que je consigne dans le métro en quelques lignes, sur le vif, les cadeaux du hasard, le ravissement d’une scène, d’une rencontre, le saisissement d’un mot lu ou entendu. Quinze ans que j’herborise dans les transports en commun. »

Il est comme fasciné par ces comportements. Du haut de son strapontin, il observe, il recense. Et puis il nous raconte.

A le lire, je me suis prise à espérer le voir m’évoquer. Et si j’avais croisé son chemin sans le savoir ? J’ai lu ce livre au rythme effréné où défilent les métros, où passent les voyageurs, où changent les situations. On y sent sa fragilité et sa détresse, ce sentiment d’impuissance qui l’envahit parfois au détriment d’un courage qui peut tout aussi bien surgir sans prévenir.
« Lorsque nous sommes attaqués par surprise, notre première réaction est une courte phase d’hypervigilance : nous nous pétrifions, nous nous orientons sur la menace, nous scrutons, nous écoutons. »

J’ai aimé peut-être parce que ce quotidien c’est aussi le mien comme celui de millions de personnes. Il fallait juste avoir l’idée de capturer ses scènes sur les pages de ce superbe livre que nous offre Hugo Boris.

« …le courage qu’il faut pour avouer qu’on n’en a pas, je ne suis qu’un guéri imaginaire à cette seconde, je le sais… »

« Le consentement » de Vanessa Springora

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Éditions Grasset
Parution le 02/01/2020

Sélection Prix des Lectrices Elle 2020

Il est toujours difficile et très délicat de poser des mots sur une lecture aussi intime. Ce livre est bouleversant. La force dont Vanessa Springora fait preuve est immense à mon sens. Il en faut du courage pour se livrer de la sorte, à de parfaits inconnus que nous sommes, dévoiler cette intimité volée à quatorze ans.
Je suis fascinée par l’audace de l’auteure. Cette histoire est consternante, écrire avec tant de distance, comme si Vanessa Springora était à l’extérieur de son propre personnage. Prendre le recul nécessaire.
« Certains enfants passent leurs journées dans les arbres. Moi, je passe les miennes dans les livres. Je noie ainsi le chagrin inconsolable dans lequel l’abandon de mon père m’a laissée. »

C’est en découvrant son passé qu’on arrive à comprendre pourquoi c’est arrivé, ce terrain déjà tristement favorable. Comment elle a été l’élue… comme beaucoup d’autres, l’apprendra-t-elle ultérieurement à ces dépens. Cette absence de repères masculins a joué visiblement un rôle important dans le devenir de cette jeune fille, la privant des étapes essentielles de sa vie.
« Un père aux abonnés absents qui a laissé dans mon existence un vide insondable. Un goût prononcé pour la lecture. Une certaine précocité sexuelle. Et, surtout, un immense besoin d’être regardée. »

Elle a eu ce cran incroyable pour dénoncer les faits de cet homme, face à qui elle s’est retrouvée en totale admiration. Un homme qui s’intéresse à elle. Un homme qui use et abuse de ce charisme, sous couvert de son image artistique.
« Comment ne pas me sentir flattée qu’un homme, qui plus est un « homme de lettres », ait daigné poser les yeux sur moi ? »

Ce récit est juste, chaque mot pesé. J’ai été désarmée par sa puissance, son haut niveau littéraire, son implacable écriture.
« La vie auprès de G. ressemble plus que jamais à un roman. Sa fin sera-t-elle tragique ? »

Apprendre ce que cet individu fait de ses histoires vécues, de ces jeunesses dérobées même aux yeux de tous, et son tour de force jusqu’à rafler des prix littéraires. On ressent comme un vent de révolte souffler sur nous.
« Il avait fait profession de n’avoir de relations sexuelles qu’avec des filles vierges ou des garçons à peine pubères pour en retracer le récit dans ses livres. »
« Avec G., je découvre à mes dépens que les livres peuvent être un piège dans lequel on enferme ceux qu’on prétend aimer, devenir l’instrument le plus contondant de la trahison. »

Ses victimes sont stratégiquement choisies, il s’immisce dans leurs failles émotionnelles comme un lézard se faufile entre les deux pierres d’un mur au soleil. Les pierres, sa réputation, solide. La faille, la fissure dans l’âme de celles et ceux qu’il charme, qu’il emprisonne comme une araignée qui tisse sa toile autour de ses proies. Le soleil, le courage de ce récit.
« La vulnérabilité, c’est précisément cet infime interstice par lequel des profils psychologiques tels que celui de G. peuvent s’immiscer. C’est l’élément qui rend la notion de consentement si tangente. »

« La littérature excuse-t-elle tout ? »
Cette question ferait un très bon sujet de dissertation au bac littéraire.
Rien ne peut excuser de tels comportements. Utiliser les livres pour publier de tels actes avérés, véridiques, peut aussi être considéré comme une sorte d’exhibition en soi.

« En jetant son dévolu sur des jeunes filles solitaires, vulnérables, aux parents dépassés ou démissionnaires, G. savait pertinemment qu’elles ne menaceraient jamais sa réputation. Et qui ne dit mot consent. »

Ce livre devrait être mis entre toutes les mains, garçons, filles, dans les programmes scolaires. J’ai dû laisser du temps filer et après maints brouillons, enfin réussir à écrire les sentiments, les ressentiments, les émotions que ce livre m’a procurés. Ce n’est pas une graine que celui-ci a semé en moi, mais un nouveau grand et bel arbre dans la forêt de mes coups de coeur littéraires.
Vanessa Springora, chapeau bas et immense respect pour votre oeuvre, qui a provoqué en Moi un véritable tonnerre intérieur !

« 19 Femmes. Les syriennes racontent. » De Samar Yazbek

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Éditions Stock
Partition le 11/09/2019
Rentrée littéraire 2019
Sélection Prix des Lectrices Elle 2020

« Tout ce sang répondu et ces morts accumulées en valaient-ils la peine, était-ce le prix à payer pour la liberté et la dignité que nous réclamions ? Et que sont cette « dignité » et cette « liberté » devant cette violence déchaînée ? »

Une bien dure lecture. 19 femmes syriennes témoignent de l’horreur de leurs quotidiens. Lorsqu’elles nous racontent ce qu’elles voient, ce qu’elles vivent, ce qu’elles subissent, en tant que lectrice, je suis passée par tous les stades de l’émotion. La peur. L’angoisse. L’incompréhension. La tristesse. L’impuissance la plus totale face à leurs situations.

Mais ces femmes ne sont pas seulement dans une position de victimes. Elles sont fortes, elles sont rebelles, des battantes, des guerrières à leurs manières.
J’ai eu l’impression de visionner un véritable reportage, j’ai vu, devant mes yeux, ce que Samar Yazbek a fidèlement écrit, dans le respect des « maux » de chacune d’elles.

J’ai aussi trouvé l’introduction d’un très grand intérêt. Elle nous permet de bien poser « Le décor » du livre, de comprendre la démarche de l’auteure et le sens à lui donner.

En prêtant sa plume à ses femmes, Samar Yazbek leur a donner le pouvoir de s’exprimer.
J’avoue que cette lecture a été difficile, poser des images sur les atrocités ici racontées, mais c’est là que Samar Yazbek a parfaitement mené son projet de retranscription et surtout de mémoire.

« L’Albatros » de Nicolas Houguet

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Éditions Stock
Parution le 13/03/2019

L’Albatros m’a déposée sur un nuage duquel je vais avoir beaucoup de mal à descendre. Je ne suis pas prête d’oublier ce fabuleux et intense voyage, sur les ailes de ce bel oiseau, constituées de la plume démentielle de Nicolas Houguet.
« Je me souviens de tout ce que je n’ai pas vécu et dont je portais déjà l’espérance et le deuil. »

Comment trouver les mots à poser sur ce que je viens de vivre à travers ces lignes ? J’aimerais disposer d’une batterie, comme celle qui accompagne probablement Patti Smith… pour faire du bruit, un tel vacarme autour de ton livre Nicolas, pour qu’encore plus de lecteurs lectrices découvrent cette bombe.
« J’ai toujours eu un pied dans deux réalités. Celle de ma vie, largement chiante, contraignante, avec des péripéties qui ne m’intéressent que rarement, des contingences qui me font enrager. Et puis l’autre. Celle des poèmes que j’enchaînais. Des bouquins que je dévorais pour me fondre en eux, me projeter. Pour me découvrir par les mots de ceux qui me ressemblaient vraiment. »

Comment veux-tu que je le raconte ? Cela m’est impossible ! Depuis le peu de temps que nous nous connaissons, j’ai toujours été en admiration devant ta force. Comprendre enfin ce qui t’anime… ce que tu traverses… ce que tu endures… qui tu es (un petit peu)… celle que tu as tant aimé…
« Avoir le cœur qui explose et oublier que je suis en fauteuil roulant dans ses yeux. »

Cette lecture a été aussi émouvante, touchante, bouleversante que musicale. Sans cesse, Patti Smith a fredonné à mon oreille ses chansons mais celle qui m’a accompagnée tout du long reste « Because the night ». Cette musique dans ma tête, inutile d’avoir un casque… tes mots ont divinement joué ses notes… J’y étais à ce concert. Tu m’y as embarquée et comme ce fut bon !
« Pourtant je ne lisais pas. Je n’aimais pas ça. Les livres ressemblaient à des tombeaux. A des choses impressionnantes et un peu hostiles. »
« Se souvenir des livres qui nous ont inspirés, qui nous ont grandis, qui nous ont même parfois tirés de la léthargie et de la détresse des grands chagrins. Se souvenir des pages que l’on tournait d’une main molle et exsangue. Des mirages littéraire qui nous ont ranimés comme des sortie de coma. Nous ont empêchés d’enjamber le parapet au-dessus d’un fleuve rendu noir et moiré par une nuit sans étoiles. »

La puissance de ton écriture, l’empreinte de ta plume, le choix de tes mots, ont provoqué un séisme suivi d’un tsunami à l’intérieur de moi.
Tu m’as mise KO dès le premier round… Des sourires se sont dessinés sur mon visage. Des moues ont surgi, des larmes ont jailli, je n’ai rien contrôlé !
« Je découvrais la douleur intrinsèque de mon infirmité, lucidité que je m’étais débrouillé pour ajourner depuis plus de 30 ans. »

« J’ai la conviction profonde qu’aucun bonheur ne vaut s’il n’est pas partagé. Rien ne peut naître de bon de la solitude. »

« L’écriture raconte une fuite et comble une absence. Parce que la nuit appartient à ceux qui s’aiment. Pas à ceux qui se l’écrivent. »

Je vais me répéter mais je dis toujours que les livres sèment des graines en nous qui finissent toujours par germer… Et ton Albatros, cette graine, il l’avait dans son bec, qu’elle a quitté pour rejoindre ma forêt intérieure.

« Because the night belongs to lovers
Because the night belongs to lust
Because the night belongs to lovers
Because the night belongs to us »

« Une carte postale du bonheur  – Une femme sous emprise » de Cristina De Amorim

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Éditions Seramis
Parution le 12/03/2018

Par définition, « le pervers narcissique est un véritable comédien. Prêt à tout pour séduire, il commence généralement par afficher son masque le plus attirant. Ce n’est qu’une fois que le charme a opéré qu’il dévoile un visage nettement moins engageant, passant alors de la séduction à l’humiliation, de l’altruisme à un égocentrisme extrême. »
Il devient toxique.

Le livre de Cristina De Amorim en est une parfaite illustration. Dès que j’ai commencé à faire connaissance avec Thomas, une image m’est de suite venue à l’esprit : celle d’une araignée, qui, fil après fil, tisse sa toile autour de sa proie, jusqu’à la rendre si épaisse que sa victime ne pourra plus s’en défaire.

Ne vous fiez pas à la couverture qui pourrait laisser penser à une histoire légère… Vous voilà bien loin d’imaginer ce qui vous attend au fil de ces pages… Vous allez vous saisir d’un pavé dans tous les sens du terme. L’ouvrir c’est ne plus le lâcher. Le lire, un piège assuré !

« Il y a d’ailleurs un mot que nos voisins Portugais ont forgé pour exprimer cette mélancolie de la terre natale : Saudade. »

Juliette pourrait être n’importe quelle femme. Mais c’est Elle. Ne jamais dire « ça ne m’arrivera pas » parce que personne ne sait. Après quelques années de mariage, son couple ne tient plus, son histoire n’est plus ce qu’elle était ; c’est la rupture. Non sans mal, une telle épreuve ne peut être vécue sans laisser une empreinte en elle, comme sur son petit garçon Tom.

« Je tais ma souffrance par la résilience. »

C’est précisément dans cette faille que Thomas va s’engouffrer pour atteindre Juliette, au cœur déjà meurtri.
Il va lui sortir le grand jeu. Les grands cadeaux, les beaux mots… et petit à petit, il installera son emprise sur elle. Mais Juliette ne s’en rendra pas compte de suite, elle croit en l’amour. Il l’isole de ses amis, s’immisce et se mêle de tout, ses tenues, son physique… Mais ce quelque chose qui les unit, aveugle Juliette… même si parfois elle s’interroge sur certains petits points. Il l’appelle sans arrêt… l’étouffe. Il doit tout contrôler. Il doit la contrôler.

« Juliette, c’est cette copine que l’on a tous envie d’avoir : toujours de bonne humeur, jamais à court d’idées, dynamique, à l’écoute et super-maman. Un concentré de bonnes ondes. »

Mais Juliette change. Elle s’éloigne de tous, elle se transforme en une autre femme que plus personne ne reconnaît… même sa propre famille.
Thomas obtient toujours ce qu’il veut, il sait s’y prendre. Un beau jour, de cette relation, naît un joli petit Maxence. Son fils. A lui.

« Après la séduction, vient naturellement la mise sous emprise. »

A force de scènes répétitives, de crises sans sens ni justifications, elle commence à détecter un comportement étrange, anormal. Depuis la naissance de Maxence, Thomas n’a d’yeux que pour lui. Juliette est de plus en plus victime de brimades, de remarques déplacées, qui se suivent et se ressemblent… Jusqu’à l’altercation de trop qui fait tout basculer.

« Je lui mens, je me mens. Dans mon mensonge subsiste sans doute, peut-être, une infime tentative d’y croire, de renouveler l’espoir, bien que très fragile, de former une famille heureuse, de prouver à tous que je ne me suis pas trompée. »

La descente aux enfers plaque Juliette au sol. La vie ensemble n’est plus possible, la séparation s’impose. Mais Juliette a tellement envie d’y croire, espérer qu’une vie familiale est encore possible. Et pourtant…

« Ma vision du bonheur est viciée, comme si quelqu’un me l’avait volée. »

Est ce vraiment possible ? Où est donc l’amour qu’elle a si souvent lu dans ses livres préférés ?

« Si je devais choisir entre livres et chaussures, je pense que je finirai par choisir les livres tout de même… Ils nous offrent une forme de liberté que personne ne peut nous enlever. Liberté qui n’appartient qu’à nous. Je m’y réfugie souvent pour fuir la réalité. »

« Une odeur indescriptible de papier, le doux parfum des mots imprimés, flotte dans l’air. »

Juliette s’effondre, se métamorphose… Elle touchera le fond. Cette emprise malsaine la détruira. Sa raison d’être et de vivre, ce sont ses enfants… Elle est prise au piège dans les mailles du filet de cet imposteur, tantôt de coton, tantôt d’acier… Toute une technique méthodique pour anéantir et faire perdre pied. Se mettre en avant au détriment des autres, sans aucun scrupule…. quitte à faire passer Juliette pour une folle…

« La seule ivresse qui m’habite est celle de la tristesse. »

Cristina, toi tu sais combien ton histoire m’a frappée, combien de fois j’ai eu envie d’hurler pour réveiller Juliette et la sortir de ce cauchemar. Tu as su très justement retranscrire cette pression qui monte qui monte, crescendo, le piège qui se referme, l’emprise qui s’installe, sournoisement, jusqu’à l’emprisonner. En tant que lectrice, plus j’avançais dans ma lecture, plus j’etouffais. Une montée en puissance totalement maîtrisée et majestueusement orchestrée. J’ai aussi beaucoup ri car, par petites touches justement dosées, l’humour trouve malgré tout une place dans ce récit déconcertant, que j’ai eu tant de mal à refermer… Une leçon de courage, de vie et de résilience !
Cristina, je te décerne un gros coup de cœur littéraire.
Lisez le, ce livre est une bombe !

« L’amour, c’est comme la brume du matin au réveil… avant que le soleil ne se lève. Ça tient un instant et puis ça s’évapore. Rapidement. L’amour est une brume qui disparaît à la première lueur de réalité. »

« Je ne l’ai pas oubliée » de Giovanni Giacomo Casanova – La plus belle histoire d’amour d’un séducteur

Un livre… 1 Euro
Parution : 2001

Nul n’est censé ignorer l’existence d’un des plus célèbres maîtres de la séduction qu’est Mr Casanova.

A travers ce court texte extrait des Mémoires de Casanova, il se présente à nous et dévoile des bribes de sa vie ; ttendez-vous à en apprendre un peu plus sur son compte et même à être surpris par certaines révélations.
Mais ce qu’il va surtout nous raconter, c’est sa plus belle histoire d’amour qu’il aura vécu avec sa dulcinée Henriette.
Qu’elle soit riche et lui pauvre, rien ne les empêchera de s’aimer, de vivre leur passion avec la fougue qui les enlace.

« Tendre, soumis, reconnaissant, je lui jure de ne lui demander aucune faveur, pas même sa main à baiser, avant d’avoir su mériter son amour. »

Une aventure intense mais de courte durée….

Casanova séduira le lecteur, par ses jolis mots, ses belles phrases et ses dialogues aux douces courbettes.
Divinement bien écrit, j’ai succombé à son charme… Séducteur un jour, séducteur toujours…

« Son souvenir est encore un véritable baume pour mon cœur ».

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« J’ai choisi la bienveillance » de Lizzie Velasquez

Éditions Denoël – Parution le 5 avril 2018

« C’est une bonne chose de ne pas ressembler à tout le monde. Ce qui vous rend unique, c’est ce qui vous rend beau, parce que c’est ce qui fait que vous êtes vous. Et le monde a besoin de Vous, comme vous êtes. »

Atteinte d’une maladie orpheline qui empêche l’accumulation de graisse corporelle, Lizzie souffre physiquement et psychologiquement. Elle est victime des pires railleries qui n’auront d’autre finalité  que le harcèlement. Un jour elle découvre une vidéo sur Internet qui la met en scène et s’intitule : « la femme la plus laide du monde ». Ce sera son starting block. Son point de départ pour changer les comportements : à la méchanceté ou à la vengeance, elle a choisi la bienveillance.
Lizzie trouvera la force de transformer le négatif en positif. De passer outre les remarques indécentes et abjectes pour ne se focaliser que sur les commentaires encourageants. De soutien. D’encouragement.
Elle en fera non seulement son cheval de bataille mais aussi et surtout son métier.
Dans cette ouvrage, Lizzie Velasquez nous donne une remarquable leçon : de courage, d’énergie et de résilience. Elle puise en elle cette force qui ne la laisse pas s’enfoncer, de sorte même à la réutiliser. En tant que lecteur, on aura bien entendu tendance à être triste, déstabiliser. Mais il n’en est rien. À bout de bras, Lizzie livre ce combat, qui est le sien mais aussi pour beaucoup d’autres.
Un témoignage poignant, avec une pointe de dérision et un soupçon d’humour. Très fort et  intense.

« En inondant ce monde d’amour, nous participerons activement à la création d’un avenir meilleur pour nos enfants et d’une société plus juste pour tous : une culture de la bienveillance. »

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