Rencontre avec Valério Romão à la librairie Le Divan le 26/09/19

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Les mots de l’auteur…

Valério Romão a été invité à la librairie Le Divan  à l’occasion de la parution de son 3ème roman « Les eaux de Joana ».

Le livre :
« Ce n’est pas un roman d’action, mais plutôt le récit d’une expérience. Joana est obsédée par le fait d’avoir un enfant, qui va naître mort. Ce roman était risqué, parce qu’il raconte une histoire peu commune. »

Le thème :
« Celui ici traité est très viscéral et primal. Je l’ai choisi car il provient d’une histoire entendue d’une amie d’amie, qui a vécu la même chose… Un bébé né mort… J’ai aimé cette histoire, je l’ai trouvée extraordinaire, j’ai cherché s’il y avait d’autres livres qui traitaient de ce sujet, mais je n’ai rien trouvé, alors je me suis dit qu’il fallait l’écrire…
J’ai donné beaucoup d’importance à montrer l’origine des personnes, et a bien installé l’environnement. »

Le personnage principal :
« Joana est une personne très organisée,  méticuleuse. Tout est réglé, une angoissée ayant besoin d’un contrôle absolu pour plus de sérénité. Je me aussi lancé dans l’exploration des limites de Joana, dépassée par sa grossesse, par son côté divin. J’ai basé et construit sa personnalité sur celle d’une amie. »

L’écriture :
« Je suis diplômé en philosophie. J’ai donc une organisation mentale un peu spéciale pour écrire. La philo est toujours présente dans les fondations de mes romans. »
(Le style d’écriture de Valerio Romao et absolument brillant même s’il est tout de même assez particulier : des phrases longues, des virgules, des dialogues intégrés…  et l’utilisation timide des points qui donne un rythme soutenu et assez fort de lecture et de narration).
« Mon écriture est influencée par le théâtre, car j’en ai écrit. Mais j’ai plutôt pensé ce livre comme un film, comme une caméra que l’on suit.
Je n’ai pas de méthode particulière d’écriture ni de rituel. J’écris quand j’ai le temps. De préférence, chez moi, avec mes chats. Je n’ai pas d’exigence. J’écris comme je mange, un peu de tout ! Mes écrits sont très travaillés, je fais beaucoup de réécriture et de nombreuses relectures.
Au départ, j’avais dans l’idée d’en faire un roman court, un documentaire du type plan-séquence, capable de dissuader le lecteur de s’arrêter… et d’en faire une lecture d’une traite. »

Le roman idéal :
« C’en serait un sans ponctuation. Parce qu’après tout, un roman c’est une partition, musicale et orale. »

Une musique :
« Si ce livre devait être une musique, ce serait « Les fugues » de Bach. Pour ces motifs répétés mais différents, avec le contrepoids, une incertaine distinction entre le personnage et le narrateur. »

L’humour :
« Malgré la trame de fond sombre, ce roman a de l’humour : grinçant, glacial, composé de personnages un peu grotesques ou absurdes. C’est une habitude chez moi, le fruit de ma personnalité cynique et humoristique. C’est comme un besoin de créer une dynamique pour le lecteur. Le monde de l’hôpital est très caricaturé, avec des décalages de ce que vit l’héroïne. »

Le prochain livre :
« Il portera sur la relation mère-fille, une mère qui contrôle sa fille de 38 ans, professeure de philosophie, victime d’attaques de poésie. Une mère pragmatique, qui se fâche. Cette dernière tombe malade et est percutée de plein fouet par la maladie d’Alzheimer. Sa fille doit devenir mère de sa mère… En sera-t-elle capable ? Ou exercera-t-elle sa vengeance envers sa mère ? »

Apéro littéraire Éditions Slatkine & Compagnie avec trois auteurs… 16 juin 2019

Et puis dimanche soir, une sublime soirée pour clôturer un weekend merveilleux à la belle librairie Slatkine & Compagnie avec Marc Voltenauer, Nicolas Feuz et Luca Di Fulvio.

Un moment de convivialité, de partage et encore des sourires avec ces 3 auteurs fabuleux et très agréables. Un grand merci à la dream team et à Marion Létoublon pour cette belle soirée…

Rencontre avec Afi W. Gbegbi et Martin Bellemare à la médiathèque de Villepinte le 25 Mai 2019

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Festival « Oups bouge ta langue ».
1 auteur puis 2… avec la chaleureuse Compagnie Issue De Secours.

Afi Gbegbi : « Soeurs d’ange » paraîtra en été 2019. Afi a arrêté son écriture en 2017. Ce fut sa décision. Comme elle le dit si bien, un texte, on ne le finit jamais. Mais il faut bien se décider à stopper. La vie même est un texte. Il s’agit là de l’histoire de trois femmes dans un cimetière. Un texte doit vivre, à travers ses lecteurs, leurs interprétations, 3 voix qui portent cet écrit, qui vivent la même histoire et le même combat. Même si chacune le vit différemment des autres. Il parle d’oppression. On ne sait pas à qui s’adressent les femmes. Qui est sous cette tombe ? Dans le texte il y a souvent des « … » que chaque lecteur est libre de compléter à sa guise. Toutes les trois auraient été mariées à cet individu que l’on suppose être un homme, mort. Ne sont-elles pas des coépouses ? Ce titre « Soeurs d’ange » est accrocheur. L’homme pourrait être l’incarnation du mal. L’une des femmes a des difficultés à se détacher de lui. Peu importe qui il est, on peut toujours aimer. Afi a voulu peindre la société comme elle la perçoit, non pas avec des pinceaux, juste avec des mots, les siens.

Martin Bellemare : « Maître Karim, la perdrix ». Il s’agit là d’une écriture linéaire, à voix multiples, un texte sans ponctuation et sans distribution. Mais on sait qui parle, à travers trois grands axes de voix. Comme une porosité, on passe de l’un à l’autre… Martin Bellemare a fait appel aux prénoms pour interpeller les lecteurs et ainsi préciser quel personnage il incarne. L’histoire se déroule dans un centre de rétention, on y présente les intervenants, en suivant une progression, selon différentes langues : administrative, parlée, la langue froide versus la langue orale… Une résonance intérieure pendant l’écriture. Martin Bellemare souhaite montrer l’obligation aux mensonges des personnages, forcés pour survivre, répondre ce qui peut faciliter l’acceptation de leur demande d’asile, par une négation de l’identité. Cette pièce est un véritable  documentaire très inspiré de témoignages. L’idée est née à partir de deux conversations dans le milieu professionnel de la rétention, puis une rencontre, un enregistrement. Il s’agit là d’un grand travail de retranscription au plus proche de la vérité.

Rencontre avec Anne Griffin à la librairie Le Divan le 15 Mai 2019

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Les éditions Delcourt ont édité ce livre parce qu’Emmanuelle Heurtebise a une vive passion pour l’Irlande, sa seconde patrie. Quand elle a ouvert le livre, elle s’est sentie comme assise à côté de lui. 80 ans d’Irlande à travers ces personnages. Une vraie rencontre d’un homme et son histoire avec son auteure.
Comment est né Maurice Flanigan ? Tout a commencé lors d’une rencontre dans l’ouest de l’Irlande, pendant des vacances. Anne Griffin s’est arrêtée au bar d’un hôtel. Un homme seul, très distingué, lui a dit deux choses : qu’il avait travaillé dans un bar jeune, et, qu’il ne verrait pas le lendemain. Anne a été subjuguée par cela, et c’est ainsi que l’auteure a très vite ressenti le besoin d’écrire cette histoire, et ce, dès le jour suivant, pour donner un sens à cette rencontre.
Dans ce livre, Maurice porte 5 toasts à 5 personnages ayant compté pour lui. Quand Anne a écrit, son père avait 84 ans. Ce qui l’a aussi rapprochée de cet homme de cet âge, pour comprendre ses problèmes. Ce livre est véridique et il est important pour Anne en tant qu’auteure que les gens aient le sentiment qu’il s’agit d’une vraie personne.
Maurice vient d’une famille de fermiers, agriculteurs. La mère et le fils travaillent chez les Dollards, qui s’autorisent tous les droits sur eux. Le nom des Dollards est un fait exprès. Il se voulait comme un nom proche de l’Irlande, dans lequel il y a quelque chose de « pas sympa », qui existe au centre du pays. Il faut savoir qu’à l’époque, en Irlande, la plupart des emplois étaient liés à la terre, que les fermiers louaient et travaillaient comme domestiques dans les maisons. Mais cela a changé, pour permettre aux agriculteurs de récupérer leurs terrains.
Tony, le frère de Maurice, est son modèle, son idole, son protecteur. La perte de son frère va aussi le projeter hors de son innocence qu’il va perdre à cette triste occasion. Un moment significatif pour lui. Il sait qu’il veut être riche, protéger sa famille et que plus jamais les Dollards ne l’atteindront.
Kevin son fils, n’a pas toujours été facile. Des rapports un peu pudiques, il démontre très peu son affection. Un fils qui aimait les livres et les mots, ce qui n’était pas le cas de Maurice. Étant dyslexique,  il est surpris d’avoir eu un fils comme lui.
Molly sa petite fille décédée, reste en filigrane et Maurice s’en veut parce qu’il a failli vis-à-vis de ce bébé, morte-née. Il se sent coupable, pas à la hauteur d’être père.
Sadi, sa femme, son amour. Maurice se sent coupable de ce qu’il n’a pas fait pour elle, pas assez, par rapport à ce qu’elle a pu faire pour lui. Maurice exprime des regrets des promesses non tenues. Ils sont très différents tous les deux. Maurice veut de l’argent et être riche. Sadi n’a que faire de l’argent. Maurice est un homme cassé.
Il s’agit là aussi d’un livre sur la solitude, d’un moment dans la vie d’un veuf. Maurice est le typique « Irish man »,  pour qui il est difficile de communiquer. Il est incapable de dire combien il aime les siens, de s’exprimer, de trouver sa place, la seule avec qui il arrivait à parler, c’était Sadi.
Cette histoire ne se veut pas larmoyante mais pleine de vie. Maurice, à sa manière, est touchant et drôle. Anne Griffin avait besoin que les lecteurs voient comment Maurice est, de dire qu’il faut apprécier et aimer sa famille.
En tant qu’auteure, il est important de faire passer des messages. Comprendre ce qui est important. Le succès, c’est toucher le lecteur ! Anne Griffin a été libraire, métier pour lequel elle a beaucoup d’estime, elle sait comme il est bon d’inciter les lecteurs à lire un bon livre coup de cœur, qui sera lu par des gens très différents. Elle est très fière de tous ces retours sur son histoire. Elle essaie actuellement décrire un 2eme livre, donnant voix à une jeune femme de 27 ans, toujours la famille en toile de fond et l’Irlande au centre…

Rencontre avec Christine De Mazieres à la librairie Delamain le 14 Mai 2019

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« 3 jours à Berlin » est le premier roman de Christine De Mazières. Il s’agit d’une course éperdue après un mur et sa chute.
Christine De Mazieres souhaitait faire parler plusieurs personnages pour donner différents points de vue sur cette histoire.
Pourquoi ce thème ? Car il s’agit d’un événement historique important et paradoxal, disons même une succession d’évènements : une révolution pacifique sans sang.
Christine De Mazières étant d’origine moitié allemande, a connu les miradors et la division de l’Allemagne, assez tôt. La situation des habitants et des familles était complètement méconnue de beaucoup de gens. Dans ce livre, il y a différents points de vue de différents personnages. Sa construction s’est faite au fur et à mesure, une écriture, par petites touches, démontrant la diversité de la vie, comme un côté polyphonique, au fil de la plume. Forte volonté de se mettre dans la peau de personnages différents en leur donnant la parole. Un extraordinaire roman chorale au sein duquel même les moins sympas sont rendus plus humains. La littérature ne juge pas. Il faut comprendre leur sort, leur mobile. Avoir les avis, la croyance, la complexité de la situation.
Le film dont il est question dans ce livre « Les Ailes du désir » a eu une grande influence sur son écriture. Comme un besoin de raconter les scènes de foule, de masse, le besoin de ce narrateur qui surplombe en utilisant la voix de cet acteur, en se mettant dans la peau d’un ange.
Berlin est une ville particulière, à part en Allemagne. Cosmopolite. Une scène de création artistique. Une ville verte et agréable à vivre. Avec beaucoup de bâtiments culturels en double comme avant, du temps de la double domination. Berlin, une ville inspirante !

« Un couple une ville » – 23 Mai 2019 – À la librairie L’instant Paris 15ème

Lancement de ce recueil de 9 nouvelles aux Éditions Charleston.

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Ce fut un sublime moment de rencontres et d’échanges en compagnie de quelques auteur(e)s : Jérôme Attal, Delphine Bertholon, Ariane Bois, Sophie Carquain, Lorraine Fouchet et Gilles Paris.

Tous réunis autour de cette belle aventure littéraire à l’initiative de Sophie Carquain. A la lecture de leurs nouvelles et aux étoiles qui pétillaient dans leurs yeux, on peut clairement se douter du plaisir (voir même de l’amusement) qu’ils ont ressenti à la création de ce petit bijou.

Un seul et unique bémol : quand on referme ce livre, il nous reste comme un goût amer de « j’en veux encore » !

Lisez le !

Rencontre avec Christine Michaud chez Babélio – 26 Avril 2019

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Les mots de l’auteure…

Je suis originaire du Québec.
J’ai commencé par faire des études de droit davantage pour faire plaisir à mes parents. Puis, à mes débuts, j’ai été animatrice télé, en tant que chroniqueuse littéraire. Je me suis ensuite passionnée pour le développement personnel après un burn-out. Je dévorais les livres sur ce sujet et m’amusais à faire les exercices… L’éditeur chez qui j’achetais ces ouvrages, m’a proposé de me lancer dans l’écriture. Je me suis intéressé à l’énergie positive. J’ai suivi des formations spécifiques et des cours d’anglais. Voilà pour mes débuts dans ma vie active.

Et si maintenant je vous parlais un peu de mon roman « Une irrésistible envie de fleurir » ?

Je vis à St Pétronille. J’ai eu un véritable coup de cœur pour ce village. Très fleuri. Beaucoup de magie. D’ailleurs en ce sens, par le passé, on l’appelait même « l’île des sorciers ». Une histoire raconte que la Vieille Eglise, toujours ouverte à tous, cacherait un vortex, on ressent comme quelque chose qui s’y passe… On est en pleine campagne.

Ce livre est un roman de fiction. Je ne me sentais pas en confiance lors du début de son écriture. Je l’ai donc commencé, l’ai laissé de côté, comme pour attendre la fin de mon rôle d’animatrice télé. Et j’ai alors trouvé comme une force et surtout le bonheur de m’y plonger.
Je me suis beaucoup aidée de mon expérience et de mes lectures. La vie y a aussi contribué. Tout ce qui m’est arrivé m’a permis d’alimenter mon livre. 50 % de bonheur. 50 % de dur labeur.
Pour moi un écrivain c’est à la fois un artiste, qui écrit, qui écrit, qui va au bout de son premier jet d’écriture, et un artisan, qui relis, peaufine et retravaille, sans stress.

Comme vous avez pu le constater, j’attache beaucoup d’importance aux lieux évoqués dans ce livre qui peuvent exister ou non.
Tout d’abord, ce lieu magnifique qu’est la « boutique de mots qui font fleurir », cette librairie n’existe pas. Mais j’ai décidé d’y remédier en l’ouvrant  l’été prochain.
La cabane, elle, existe bien, elle est chez moi, mais pas comme dans le livre, c’est la raison pour laquelle je vais la transformer en cabane à livres destinée à la population.
Le Manoir Du Tertre est un sacré lieu bien réel  aussi. Je l’ai évoqué parce que j’y ai été invitée par un ami, lors d’une dernière nuit d’un de mes voyages ; je voulais absolument visiter la forêt de Brocéliande et c’est ainsi que j’ai atterri là-bas, à ma grande surprise !
Pourquoi la Bretagne, parce qu’à l’issue d’un voyage spirituel quasiment identique à celui de Juliette, j’y ai passé quelques temps et j’ai aimé ce coin de France.

Ce livre a été édité au Québec en octobre 2018, il a rencontré un très beau succès.

Dans ce roman, il est question d’un rapport entre fiction et développement personnel. Il regorge d’enseignements, transmis par l’intermédiaire de Juliette. Il est aussi beaucoup question de partage et de bienveillance. J’ai été marquée par beaucoup d’histoires de vies que j’ai lu, de romans. J’avais un objectif principal qui était de faire passer un bon moment à mes lecteurs. Parce que j’ai l’intime conviction que lors de nos lectures, des choses s’installent en nous…

Mes personnages…
Parfois on n’arrive pas à leur faire faire ce que l’on veut. Paradoxal mais vrai. Même si nous tenons la plume et qu’ils sont le fruit de notre création, ils ont leur personnalité et leur caractère.
Lors de cette rencontre, vous avez tous été assez surpris par le personnage d’Adélaïde. Effectivement cette petite fille de 7 ans est très spéciale. Elle ne paraît pas être humaine. Elle ne ressemble à personne. En ce qui me concerne, j’ai beaucoup aimé ma grand-mère, j’avais beaucoup de discussions avec elle qui ont pu influencer ce personnage d’Adélaïde même si cela peut sembler assez farfelu. C’est une enfant très lumineuse. Elle a des messages à transmettre. Un de mes rêves les plus fous serait qu’il y ait de plus en plus d’humains aussi éveillé que cette petite fille. Et ce, même si elle peut faire penser à un personnage de fiction.
Retour à la naïveté, pour ouvrir votre conscience, pour vous amuser, pour être moins sérieux, un retour à votre moi enfant. D’ailleurs dans le livre, on suggère d’avoir une photo de soi, enfant, entre 7 et 10 ans, pour justement se souvenir de cet état.
Le personnage d’Adélaïde est un peu comme un sage, une vieille âme dans un corps d’enfant.
J’ai aussi instauré en quelque sorte un jeu entre les personnages, notamment pour permettre à Juliette de rencontrer Adélaïde. Cela m’a semblé nécessaire, comme un besoin pour Juliette de se préparer. Être moins dans son ego, moins fermée. Juliette devait s’ouvrir et Adélaïde l’a bousculée.
J’ai aussi utilisé un certain nombre d’images, comme par exemple celle de l’arc-en-ciel et de la discorde des couleurs. Pour moi cela représente bien la société, nos différences, mais il existe malgré tout quelque chose qui nous lie, nous devons retirer nos oeillères, sortir de tous ces jugements.

En guise de titres de chapitres, j’ai choisi ces citations, parce que je les aime et que je les trouve plus poétiques que de simples titres. Je suis une fan absolue des citations, j’en ai des cahiers entiers et il m’a semblé donc important de les utiliser, les mettre en valeur dans mon livre.

En ce qui concerne la couverture, mon éditeur m’en a proposé un bon nombre. Celle-ci ne me plaisait pas trop au départ et puis finalement, lorsque j’ai reçu le livre, je suis tombée en amour pour cette illustration. Elle est identique au Québec.
Le titre, lui, a été tout de suite le premier retenu. La première inspiration fut la bonne.

L’être humain doit s’épanouir, fleurir, on parle d’ailleurs de floraison humaine, il faut se laisser du temps comme une fleur le prend.

Mon prochain livre ? Mon deuxième roman est en cours … dans lequel je mets en scène une vieille dame d’environ cent ans et sa petite-fille. Il sera moins axé sur le développement personnel que celui-ci. Etant donné que je vis un peu en Floride de temps en temps, je me suis inspirée de cet endroit. J’ai le titre, et cette citation de Blaise Pascal, sur les rêves, pour y croire et les faire se réaliser…