Rencontre avec Karen Merran

📚C’était le 9 Mars 2021, c’était super ! Rencontre virtuelle et conviviale de Karen Merran grâce à Babélio. Une très belle occasion d’échanges et découverte autour de son nouveau roman « Mon coeur serré comme une sardine ». Un grand merci pour ce moment qui fait du bien. 😊

Apéro Gang du polars – Pocket

📚C’était le 2 Mars 2021, c’était super ! L’Apéro Polars Gang Pocket , the place to be : Un endroit où aller !
Avec Céline Denjean , Maxime Girardeau Perso et Fabrice Rose et leurs diaboliques romans « Double Amnésie », « Persona » et « Tel père, telle fille ».

Un grand merci à Pocket et Nathalie Couderc, en partenariat avec la Librairie de Paris à Saint-Etienne. Un très bon moment qui fait un bien fou.

« Le contrat » de Maureen Demidoff

Éditions Ateliers Henry Dougier
Parution le 04/03/2021
Masse critique Babélio
184 pages

Nina a sept ans quand sa mère lui annonce, à vif, que tout est planifié : elle se mariera à vingt ans avec un homme bien plus âgé qu’elle. Il est riche mais sa richesse n’a rien à voir avec le facteur travail. Il se dit que c’est un escroc notoire.
Mais un beau jour le futur mari promis disparaît, sans laisser ni trace ni message. Il s’évade de la prison où il devait purger une peine de treize ans. Cette soudaine disparition suscite de vives réactions au sein du village et la mère de Nina est complètement anéantie, jusqu’à la maladie. Une seule question les hante tous : reviendra-t-il pour honorer sa promesse ?


« Je veux seulement me réconcilier avec l’endroit d’où je viens. Je suis le village et sa poussière, je suis les ragots des vieilles femmes, je suis aussi l’ambition et l’orgueil de ma mère, et la faiblesse de mon père. »

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Nina décide de le retrouver. Non, pas pour elle. Pour ses parents. Au détour d’une discussion vive avec son père, elle découvre que ce mariage arrangé est un contrat : promettre leur fille dès 7 ans à cet homme leur vaudrait une vie plus confortable jusqu’au mariage. Une monnaie d’échange. Mais Nina décide de quitter la maison pour aller à l’université, non sans promettre à ses parents de revenir si son prétendant venait à réapparaître.
On pourrait penser que cette disparition simplifierait les choses, que Nina se sentirait libérée… il n’en est rien. Pour elle, sa priorité, cst l’honneur, celui de sa famille. Elle est prête à tout, même à faire semblant…
Dans son roman, Maureen Demidoff traite d’un thème complexe mais à travers sa protagoniste, le regard qu’on lui porte est différent. J’ai été saisie par les émotions que j’ai ressenti mais surtout par son rythme. J’ai eu l’impression d’être prise au piège dans une course effrénée, dans sa quête de celui à qui elle a été promise.
J’ai aimé l’histoire, j’ai apprécié l’écriture, j’ai été absorbée par son suspens… J’ai couru avec elle, nous avons parcouru ses montagnes ensemble… J’ai eu un coup de coeur !

De ma fenêtre…©

De ma fenêtre, j’apercevais 2 maisons et leurs jolis jardins. J’entendais les cris de joie des enfants qui jouaient dehors en été. Et de mon balcon haut perché, je les regardais, leur faisais des petits signes.
De ma fenêtre, j’apercevais un sublime magnolia, qui chaque année offrait le fabuleux spectacle de ses fleurs majestueuses. Le moindre coup de vent les rendaient fragiles, emportant sur son passage leurs délicates pétales parfumées et douces.
Et puis de ma fenêtre, j’ai aperçu ces immenses engins aux mâchoires puissantes, tout détruire sur leur passage. Laissant apparaître comme les vestiges d’un champ de bataille. Des amas de gravats. Des bruits forts de destruction couvrant les chants des oiseaux.
De ma fenêtre j’assiste au ballet incessant des camions, au passage des matériaux suspendus aux chaînes d’une grue, enrobés des nuisances sonores qui les accompagnent. Je voyais hier encore, au loin, les cimes de quelques arbres, aujourd’hui, je ne vois plus rien.
De ma fenêtre, la vue ne sera plus jamais la même. La verdure a cédé sa place à un bloc de béton, qui je l’espère, sera orné de quelques fleurs suspendues, à leurs fenêtres, pour embellir cette grisaille envahissante…

« Tant qu’il reste des îles » de Martin Dumont

Éditions Les Avrils
Parution le 06/01/2021
233 pages

Il était une fois une île. Elle est leur royaume, ce petit coin de paradis qui leur appartient, tout ce qui fait le charme de ce petit bout de terre au milieu de l’eau. Celle qu’ils veulent garder, protéger.
Cette sérénité est alors perturbée par l’arrivée de ce qu’ils appellent « le monstre » : la construction d’un nouveau pont. Il sera le lien avec le continent, cette oeuvre que certains refusent, d’autres tentent d’en comprendre la nécessité, mais lui, Léni, reste sans avis. Il observe son évolution.

« Le monstre avançait dans la baie et la plupart des gens paraissaient s’en réjouir. C’était difficile à admettre mais on n’y pouvait rien. »

A travers ce texte de Martin Dumont, on assiste à différents regards portés sur cet intrus : celui de Léni sans implication, celui de Chloé la photographe débarquant pour lui consacrer un reportage, celui de Marcel et les autres qui le rejettent.

« Pour lui, une île c’était un Graal, un objectif qu’on ne pouvait atteindre qu’en affrontant la mer. »

Mais Léni c’est aussi un fils qui rend visite à sa maman malade, Léni c’est un papa un peu perdu, Agathe, sa petite fille qu’il aime tant et voit trop peu. Il travaille dans un chantier naval, les bateaux c’est son domaine mais aussi sa passion. Dans sa vie, quelques éléments ne manqueront pas de perturber cette pseudo routine, fragile, que l’arrivée de la jolie Chloé mettra aussi en branle.
A la lecture de ce roman, j’ai tout ressenti : les embruns et le vent à chaque escapade marine, cette sensation de huis clos que l’apparition de ce pont brisera. Cette atmosphère et son ambiance m’ont un peu fait penser au roman de Claudie Gallay « Les déferlantes ».

Cher Martin, vous savez combien ce livre m’a touchée, comment dois-je faire pour quitter cette île où je me sens si bien ? Il ne me reste plus qu’à prendre le prochain ferry, j’irai sur le pont, à l’extérieur, pour sentir sur mon visage la larme à l’oeil, une dernière fois, l’air marin et voir filer au loin ce petit bout de terre que je ne suis pas prête d’oublier…
Je remercie les Éditions Les Avrils, toute l’équipe et bien entendu le sacré Martin Dumont pour ce voyage. En ces temps étranges, les livres rendent possible l’impossible…

« Tant qu’il reste des îles, il y aura toujours un joli coin où jeter l’ancre. »

« Requiem pour une apache » de Gilles Marchand

Editions Aux Forges de Vulcain
Parution le 21/08/2020
405 pages

Bonjour, je suis bien à l’hôtel de Mr Jésus ?
Vous en personne ? Parfait.
Je voudrais réserver une chambre svp. Est ce possible ? J’ai pris connaissance de l’existence de votre établissement dans le livre de Gilles Marchand « Requiem pour une apache » et j’ai de suite eu envie de le découvrir. A vrai dire, je serai également ravie d’en rencontrer les habitants. Ils ont tous l’air si unis. Vous pensez qu’ils seront là ?

« Jésus le patron. Antonin l’idiot du village égaré. Marcel une bête de foire. Marie-Pierre la vendeuse d’encyclopédies. Joséphine la photographe frustrée. Mario l’Italie raté cuisinier. Paul un escroc notoire. Vieux John l’ouvrier retraité. Jolène la caissière analphabète bientôt rebelle. Suzanne une vieille odeur qui rampait sous les portes. Alphonse un sous-homme perdu au fond d’une bassine. »

Étant donné que je les ai côtoyés pendant 400 pages, je me suis vite familiarisée avec eux, j’y ai trouvé des complices, même des amis. Et puis votre hôtel est devenu énigmatique, célèbre, grâce à la prodigieuse Jolène, qui est devenue tout aussi fameuse.

« Elle ne savait pas quoi faire de ses mains alors elle a levé la droite en serrant le poing. »

Vous savez, je les ai tous écoutés, attentivement, leurs vies et leurs histoires m’ont touchée… On doit se sentir bien chez vous, ca se sent… Ils y ont tous élu domicile, les nouveaux arrivants se bousculent, à force, vous avez dû pousser les murs. J’espère que vous pourrez encore trouver un petit coin pour moi… pendant qu’il en est encore temps…

Et tout cela provient de la magie de l’écriture de Gilles Marchand, son humanité, il a l’art et la manière de nous faire sortir de notre zone de confort, de nous emmener avec lui dans son monde, celui dont il est le seul à détenir le secret et la clé. Déjà dans ses romans précédents j’ai pu le ressentir. Sa personnalité. Son univers. Sa plume que j’affectionne et admire tant. Sa marque de fabrique. Sa griffe littéraire. Celle d’une très belle personne qui ne cessera jamais de m’étonner et dont les lectures continueront à m’émouvoir…
Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain et David Meulemans pour ce joli cadeau.
Quant à toi, cher Gilles, vivement ta prochaine oeuvre !

« Elle commençait à comprendre que nous étions tous égaux face à la littérature, à condition de prendre le risque de s’y perdre. Les livres ne font pas le distinguo entre les grands et les petits, les beaux et les moches. »

« Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaëlle Giordano, Sophie Ruffieux et Lylian

Éditions Soleil
Parution le 21/10/2020
Adaptation en BD de son célèbre roman

Camille est une jeune femme qui a tout pour donner l’apparence d’une vie accomplie : Sébastien son mari, Adrien son petit garçon et un emploi. Mais seulement en apparence… car depuis quelques temps, Camille se sent quelque peu perdue, démotivée, envahie par une lassitude qui la ronge.
A cause, ou plutôt dirons nous grâce, à un problème avec sa voiture, elle se trouve un soir prise au dépourvu, sans moyen de communiquer. Elle part donc en quête d’aide et tombe sur une maison. Et c’est là qu’elle va faire la connaissance de Claude. La fatigue aidant, Camille lui confie son état. Claude deviendra son guide, son routinologue.
A travers des exercices de développement personnel, Camille progressera petit à petit vers son objectif. Pourra-t-elle l’atteindre ?
Bon nombre de sacrifices, d’efforts et de transformations la conduiront vers un quotidien différent, une vie nouvelle.
Je n’ai pas lu le roman, la version BD fut donc une réelle découverte de cette histoire que j’ai beaucoup apprécié. Je suis très sensible et curieuse de tous les ouvrages qui traitent de développement personnel. Le format « bulles et illustrations » lui confère une dimension très attrayante, les dialogues sont denses, les dessins très beaux et riches en détails.
J’ai pris des notes, j’ai appris, j’ai beaucoup aimé ce délicieux moment, comme suspendu dans une bulle… peut-être celle de ses pensées à elle. Une Camille métamorphosée…

J’ai gagné cet ouvrage dans le cadre de l’opération masse critique, je remercie Babélio et les Éditions Soleil pour ce beau cadeau.

Douce année 2021

🎉Ami(e)s LittéLecteurs(trices), Je vous souhaite une douce année accompagnée d’une bonne santé et toujours de belles lectures📚. Merci d’être là, pour vos partages et vos jolis posts. J’espère vous compter toujours parmi nous encore pour très longtemps… Prenez bien soin de vous 😘

2020 en lectures !

📚2020 en lectures… Des voyages, des émotions, des rires et sourires, des larmes, des coups de coeur… Retrouvez mes chroniques sur le blog !
Merci à vous, auteurs et auteures, maisons d’éditions, grâce à vous, cette année si particulière fut un peu moins rude… Douce fin d’année à tous. Bises 😘

« Contre nature » de Cathy Galliègue

Éditions Seuil
Parution le 01/10/2020

Ce qui m’a sauvée lors de la lecture de ce livre, c’est mon thé, car il m’a permis de reprendre mon souffle à chaque gorgée dégustée. J’étais tellement prise par ces histoires de ces trois femmes, que je ne pouvais plus respirer.
Elles étaient entre les murs de cette prison et moi, prise au piège derrière les barreaux de la plume de Cathy Galliègue.
Avec ses puissants mots, elle nous les raconte, avec l’intensité que confère son écriture.
Ton livre Cathy, mais ce livre !! Il me hante et me hantera encore probablement longtemps ! Je suis habitée par ton écriture et par ces trois femmes.

Je ne vous raconterai pas leurs histoires, c’est à vous de les découvrir, elles, leurs vies, leurs parcours, les chemins qui les ont menées toutes les trois dans cette prison.
C’est au fil de leurs maux, de ces mots, qu’elles m’ont touchée, captivée, ces trois femmes dont les corps et esprits ont été meurtris. Elles s’appellent :
– Pascale :
« Prenez, ceci est mon corps, venez y habiter, vous m’en direz des nouvelles. »
– Vanessa :
« Dans sa cité, elle a été la proie, le pantin qu’on a traîné dans les caves et qu’on a désarticulé en la faisant tourner sous les coups de boutoir de jeunes loups hilares. »
– Leïla :
« Je m’évade à ma manière, dans les livres, dans ma bibliothèque que vous ne fréquentez guère. Vous m’appelez Le Rat, je m’appelle Leïla. J’essaie de vous oublier. »
Leurs premiers rapports entre ces murs ont été très tendus, la loi de la plus forte dans le milieu carcéral… Grâce à la lecture et l’écriture, tout va changer. Elles vont se livrer, se vider de ce qui les encombre depuis si longtemps, ce qu’elles seules savent et endurent…

Quel talent pour me faire vivre de telles émotions… Et comme il m’a été difficile de trouver les mots justes, pour modestement chroniquer ce livre fulgurant ! Il m’a mise KO et ce, dès les premières lignes.

Je remercie infiniment les Éditions du Seuil et, évidemment, un merci tout particulier et affectueux à Cathy Galliègue, coupable de ce coup de foudre littéraire.

« Ce bouquin est notre mal joli ! Nos ventres, par le silence assassinés, ont enfin livré leurs secrets. Et juste au-dessus du ventre, il y a le cœur ! »