« Organigramme » de Jacques Pons

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Éditions Hugo Thriller
Parution le 20/09/18
Coup de coeur RTL 2018

« Voilà. Nous y sommes. Ils n’ont, pour la plupart, plus la force de crier. Les plus résistants trouvent encore la ressource pour gémir. Je les hais. Je les plains mais je les hais. Je ne les connais pas tous. Il y en a même que je n’avais jamais vu auparavant. Tant pis. Il est trop tard pour renoncer. Ils paieront pour les autres, et comme les autres. »

Ça commence comme ça… Ce n’est que le début de la déambulation dans cette entreprise. Vous allez badger, passer les portes automatiques et dès les premières pages vous serez pris en otage dans l’ascenseur de cette histoire diabolique.
Celle d’un forcené qui a décidé de nous entraîner dans sa démence. Sa vengeance. Sa revanche. Son but : anéantir sa hiérarchie, les faire tomber les uns après les autres comme un coup de vent, lent, sur un château de cartes.

« Quelqu’un qui est en train de tisser une toile. Je ne sais pas comment, je ne sais pas pourquoi, je ne sais pas si ça va continuer, ni comment ça va continuer, mais j’ai un mauvais feeling. Ça pue le ressentiment et la vengeance à plein nez… »

Il va tout planifier. Monter pièce par pièce tel un puzzle cette machination pour atteindre et anéantir le plus grand nombre. Tout sera prétexte pour alimenter sa faim de destruction, sa diffusion de la peur, son pouvoir de manipulation.

« L’organigramme de la cité semblait contre toute attente plus malléable. »

Hors les murs de cet empire, l’univers de la banlieue fera partie du tableau. Car quand l’une des victimes se voit dos au mur, et quand le danger la guette, elle se retourne sur son passé et l’appelle au secours.

Il jouera avec eux et en fera ses pantins, il tiendra les ficelles auxquelles ils n’auront d’autres choix que d’obéir. Vous les passerez tous au scanner, du haut de la hiérarchie au plus bas de l’échelle. Mais n’y comptez pas ! Seule la fin délivrera son secret.

« Tu me balances tout. Les planques, les habitudes, les fournisseurs, les rôles, tout l’organigramme… »

Mais la manipulation et le chantage sont finalement partout. Tout s’échange. Tout se négocie.

« L’organigramme. La hiérarchie. Le secret. Le dessein qui les dépasse mais qu’ils servent avec ardeur, soldats misérables d’une armée qui tourne en rond, trop occupée à contempler sa propre splendeur pour prendre conscience de sa décadente vanité. »

« Les colombes s’envolent. Les corps tombent. »

Absolument machiavélique. Jacques Pons, je vous inscrit sur ma liste des maîtres du thriller. Mais où allez-vous chercher ces idées ? Que glissent les auteurs entre les pages de leurs livres ? Ce livre est démoniaque ! Ce livre est une tuerie…. dans tous les sens du terme ! Une bombe…

« Poèmes choisis 1901-1910 » de Renée Vivien

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Éditions Points
Parution le 22/11/18

La poésie nous offre toujours un instant de quiétude, de tranquillité, de déambulation dans les allées de la solitude et de l’amour.
Avec les « Poèmes choisis de Renée Vivien », j’ai découvert une sublime poétesse qui m’était  jusqu’à présent totalement inconnue.
Une préface, extrêmement bien construite, nous présente cette grande dame, sa courte vie et son parcours.
Cette sélection, extraite de différents recueils, nous permet de cerner son personnage, aux souffrances dissimulées que révèlent les mots guidés par sa plume.

« Rendre les salariés heureux » de Thierry Delcourt

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Éditions Pierre Tequi éditeur
Parution le 20/11/18

« Le chef est un importateur d’angoisse et un exportateur de sérénité. »

Dans cet ouvrage, Thierry Delcourt présente quelques outils et méthodes permettant aux managers de rendre les salariés heureux.
Il évoque différentes situations et fournit les clés pour aider à la mise en oeuvre d’un climat de confiance, de bienveillance et de motivation au sein d’une équipe.
Plusieurs dimensions sont abordées avec, pour chacune, le niveau d’importance qu’il faut accorder :
– donner de l’importance au facteur humain : « La motivation des salariés est la clé du succès » ;
– bien connaître ses collaborateurs : « Être présent sur le terrain » ;
– fixer des objectifs selon la méthode SMARTS et aider à les atteindre ;
– motiver et faire progresser ;
– savoir conduire efficacement l’entretien individuel ;
– donner du feedback mais aussi en recevoir ;
– donner du sens au travail pour l’épanouissement personnel ;
– favoriser l’autonomie en responsabilisant davantage ;
– jouer un vrai rôle de manager en diminuant ses tâches opérationnelles pour se dégager du temps à allouer au management ;
– informer, expliquer en toute transparence…

Le sujet est intéressant et les suggestions proposées sont à portée de tous.
J’ai néanmoins un petit bémol quant aux exemples de situations, utilisés pour illustrer les propos : trop longs et très axés sur des thématiques récurrentes : militaires, industrielles. Le terme « chef » employé tout au long de l’ouvrage donne également un côté un peu désuet par rapport à l’époque actuelle.

« On est responsable de ce qu’on a apprivoisé, nous dit Saint-Exupéry dans son Petit Prince. »

« Une carte postale du bonheur  – Une femme sous emprise » de Cristina De Amorim

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Éditions Seramis
Parution le 12/03/2018

Par définition, « le pervers narcissique est un véritable comédien. Prêt à tout pour séduire, il commence généralement par afficher son masque le plus attirant. Ce n’est qu’une fois que le charme a opéré qu’il dévoile un visage nettement moins engageant, passant alors de la séduction à l’humiliation, de l’altruisme à un égocentrisme extrême. »
Il devient toxique.

Le livre de Cristina De Amorim en est une parfaite illustration. Dès que j’ai commencé à faire connaissance avec Thomas, une image m’est de suite venue à l’esprit : celle d’une araignée, qui, fil après fil, tisse sa toile autour de sa proie, jusqu’à la rendre si épaisse que sa victime ne pourra plus s’en défaire.

Ne vous fiez pas à la couverture qui pourrait laisser penser à une histoire légère… Vous voilà bien loin d’imaginer ce qui vous attend au fil de ces pages… Vous allez vous saisir d’un pavé dans tous les sens du terme. L’ouvrir c’est ne plus le lâcher. Le lire, un piège assuré !

« Il y a d’ailleurs un mot que nos voisins Portugais ont forgé pour exprimer cette mélancolie de la terre natale : Saudade. »

Juliette pourrait être n’importe quelle femme. Mais c’est Elle. Ne jamais dire « ça ne m’arrivera pas » parce que personne ne sait. Après quelques années de mariage, son couple ne tient plus, son histoire n’est plus ce qu’elle était ; c’est la rupture. Non sans mal, une telle épreuve ne peut être vécue sans laisser une empreinte en elle, comme sur son petit garçon Tom.

« Je tais ma souffrance par la résilience. »

C’est précisément dans cette faille que Thomas va s’engouffrer pour atteindre Juliette, au cœur déjà meurtri.
Il va lui sortir le grand jeu. Les grands cadeaux, les beaux mots… et petit à petit, il installera son emprise sur elle. Mais Juliette ne s’en rendra pas compte de suite, elle croit en l’amour. Il l’isole de ses amis, s’immisce et se mêle de tout, ses tenues, son physique… Mais ce quelque chose qui les unit, aveugle Juliette… même si parfois elle s’interroge sur certains petits points. Il l’appelle sans arrêt… l’étouffe. Il doit tout contrôler. Il doit la contrôler.

« Juliette, c’est cette copine que l’on a tous envie d’avoir : toujours de bonne humeur, jamais à court d’idées, dynamique, à l’écoute et super-maman. Un concentré de bonnes ondes. »

Mais Juliette change. Elle s’éloigne de tous, elle se transforme en une autre femme que plus personne ne reconnaît… même sa propre famille.
Thomas obtient toujours ce qu’il veut, il sait s’y prendre. Un beau jour, de cette relation, naît un joli petit Maxence. Son fils. A lui.

« Après la séduction, vient naturellement la mise sous emprise. »

A force de scènes répétitives, de crises sans sens ni justifications, elle commence à détecter un comportement étrange, anormal. Depuis la naissance de Maxence, Thomas n’a d’yeux que pour lui. Juliette est de plus en plus victime de brimades, de remarques déplacées, qui se suivent et se ressemblent… Jusqu’à l’altercation de trop qui fait tout basculer.

« Je lui mens, je me mens. Dans mon mensonge subsiste sans doute, peut-être, une infime tentative d’y croire, de renouveler l’espoir, bien que très fragile, de former une famille heureuse, de prouver à tous que je ne me suis pas trompée. »

La descente aux enfers plaque Juliette au sol. La vie ensemble n’est plus possible, la séparation s’impose. Mais Juliette a tellement envie d’y croire, espérer qu’une vie familiale est encore possible. Et pourtant…

« Ma vision du bonheur est viciée, comme si quelqu’un me l’avait volée. »

Est ce vraiment possible ? Où est donc l’amour qu’elle a si souvent lu dans ses livres préférés ?

« Si je devais choisir entre livres et chaussures, je pense que je finirai par choisir les livres tout de même… Ils nous offrent une forme de liberté que personne ne peut nous enlever. Liberté qui n’appartient qu’à nous. Je m’y réfugie souvent pour fuir la réalité. »

« Une odeur indescriptible de papier, le doux parfum des mots imprimés, flotte dans l’air. »

Juliette s’effondre, se métamorphose… Elle touchera le fond. Cette emprise malsaine la détruira. Sa raison d’être et de vivre, ce sont ses enfants… Elle est prise au piège dans les mailles du filet de cet imposteur, tantôt de coton, tantôt d’acier… Toute une technique méthodique pour anéantir et faire perdre pied. Se mettre en avant au détriment des autres, sans aucun scrupule…. quitte à faire passer Juliette pour une folle…

« La seule ivresse qui m’habite est celle de la tristesse. »

Cristina, toi tu sais combien ton histoire m’a frappée, combien de fois j’ai eu envie d’hurler pour réveiller Juliette et la sortir de ce cauchemar. Tu as su très justement retranscrire cette pression qui monte qui monte, crescendo, le piège qui se referme, l’emprise qui s’installe, sournoisement, jusqu’à l’emprisonner. En tant que lectrice, plus j’avançais dans ma lecture, plus j’etouffais. Une montée en puissance totalement maîtrisée et majestueusement orchestrée. J’ai aussi beaucoup ri car, par petites touches justement dosées, l’humour trouve malgré tout une place dans ce récit déconcertant, que j’ai eu tant de mal à refermer… Une leçon de courage, de vie et de résilience !
Cristina, je te décerne un gros coup de cœur littéraire.
Lisez le, ce livre est une bombe !

« L’amour, c’est comme la brume du matin au réveil… avant que le soleil ne se lève. Ça tient un instant et puis ça s’évapore. Rapidement. L’amour est une brume qui disparaît à la première lueur de réalité. »

« S’inventer une île » de Alain Gillot

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Éditions Flammarion
Parution le 20/02/2019
Rentrée littéraire d’hiver 2019

« Les traces d’une vie tiennent dans un tout petit espace. »

C’est pour cette raison qu’il faut vivre intensément, chérir la vie tant elle est précieuse, que le temps qui passe nous la vole et que les évènements tragiques la fragilisent. Voilà l’histoire de cette famille, bouleversée par la disparition de leur enfant de 7 ans, emporté par la noyade.

Dani, son père, était souvent, trop souvent, absent, en déplacements professionnels, bien loin de son fils. Ainsi, Nora, son épouse, devait prendre la relève, assurer un double rôle et tenter de combler ses absences.

Alors, lorsque Dani apprend la triste nouvelle pendant un voyage en Chine, tous les moyens sont bons pour revenir auprès de sa femme.

« L’homme est voué à se battre contre des dragons, à se frayer un chemin dans les ronces, en espérant attirer l’attention de sa belle. »

Il y a tant de choses auxquelles penser. Les démarches. Les obsèques. Une réception après la cérémonie. Dani ne saura pas gérer, malgré ses promesses. Et au milieu de ce capharnaum, la douleur et le désarroi de ces parents. Mais aussi étrange que cela puisse paraître, cette tristesse sera vécue très différemment. Cette tragédie aura raison de leur couple, de la santé mentale de Nora, qui malgré son changement de vie, ne supportera pas cette perte, incapable de la surmonter.

« Ce que l’homme recherche par-dessus tout, c’est un peu de tendresse.
Il faut que la mort frappe, que le rideau se déchire pour qu’il commence à en prendre conscience. La plupart du temps beaucoup trop tard. »

Et puis un jour, le petit Tom apparaîtra à son père. Incroyable. Imprévisible. Comme s’il était vraiment là. Abasourdi, Dani, sans trop comprendre, saisit cette seconde chance pour vivre les moments perdus avec son fils. Ils partent à Belle-Ile et y trouvent leur refuge secret, non sans un certain mystère qui plane…

« C’est étrange, hein… C’est comme si nous n’avions pas existé avant lui. Comme si nous n’avions pas connu de joie, ou qu’elle ne pesait pas pareil… »

Nora se remettra peu à peu de sa descente brutale. Sera-t-elle en mesure de faire face ? Retrouvera-t-elle le mari qu’elle aime ?

« L’amour et nourriture, et tenir ses promesses. »

On se délecte de vivre ces intenses moments de partage d’un père avec son fils, qui essaie de rattraper le temps perdu et combler le vide qu’il pensait à jamais sacrifié. Se recentrer sur l’essentiel, se rendre compte de ses erreurs, de ses manquements, de l’importance du rôle de père qu’il n’a pas su jouer auparavant…

Le roman d’Alain Gillot est bouleversant, comme une évidence de par son histoire, mais pas uniquement. Son écriture enivrante  nous enroule telle une vague nous prenant au piège dans son tourbillon.

Une lecture coup de coeur, qui m’a provoquée des frissons, fait monter les larmes aux yeux…

« Grandir n’est pas seulement une affaire d’enfant ».

« N’attends pas que les orages passent et apprends à danser sous la pluie » de Véronique Maciejak

« N’attends pas que les orages passent et apprends à danser sous la pluie » de Véronique Maciejak

Les bons conseils à suivre prodigués par Julien Vascos !

Se connaître pour ne plus fuir et pour commencer enfin à vivre.

1. La réalité de nos pensées.
Notre liberté d’action tient à notre vision de la situation.

2. La course au temps.
Ne trouvez-vous pas dommage de vous laisser dicter votre conduite par des minutes qui prennent la fuite ?

3. La gratitude.
Pour être heureux donc… Vivons en remerciant.

4. Apprendre.
L’apprentissage serait donc l’un des secrets de l’éternité…

5. Les verbes de nos envies.
Nous désirons ardemment qu’il réussisse, en pensant qu’ainsi il sera heureux, alors que c’est le bonheur qui lui fera réussir ce qu’il veut.
Il s’agit de trouver les verbes de vos envies pour vous aider dans votre quête de vous-même.
Il est important de garder à l’esprit que, au vu de nos envies, plusieurs voies s’offrent à nous et qu’elles pourront également évoluer au gré de notre vie.
Il ne sera jamais trop tard pour devenir celle que vous voulez être.

6. Doit-on attendre pour être heureux ?
Non pas pour me jouer de vous, mais pour que vous puissiez apprendre à jouer sans moi.

7. Les maux du cœur.
Les rancoeurs sont ce que j’appelle les maux du cœur. Ces amertumes que l’on garde au fond de soi et qui ne sont finalement que des douleurs que l’on s’inflige éternellement.

8. Les langages de l’amour.
Plus nous sommes aimés et aimons et plus nous pouvons aimer et être aimés.

9 points la liberté de vos choix de vie. Aujourd’hui, prenez le temps de vous arrêter sur celui qui vous questionne le plus. Commencez à mieux le définir en y songeant en termes positifs pour le rendre plus facilement accessible.

« Le matin est un tigre » de Constance Joly

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Éditions Flammarion
Parution le 09/01/19
Rentrée littéraire d’hiver 2019

Article à lire sur la présentation du livre et découvrez en 2ème partie quelle lectrice je suis devenue : https://www.lecteurs.com/article/pourquoi-on-aime-le-matin-est-un-tigre-le-premier-roman-de-constance-joly/2443533

« Le matin est un tigre qui rampe doucement, en attendant de vous sauter à la gorge. »

J’ai tourné sa dernière page, j’ai rabattu sa couverture, le coeur serré. Ses 158 pages sont d’une telle intensité, que je me suis sentie comme prisonnière entre les griffes de ce tigre.

La force du lien qui unit Alma à sa fille Billie, atteinte d’un mal étrange mystérieux qui la ronge nous intriguera jusqu’au bout. Jour après jour, page après page pour nous lecteurs, on fera connaissance avec elles, essentiellement elles, mais aussi avec leurs souffrances, leurs doutes et leurs peurs.

« Ce lien jumeau, cette relation télépathique qu’Alma a créée avec sa fille a produit une sorte de canal entre elles. Billie sent tout, depuis toujours. »

Billie souffre d’un mal qui ne porte pas de nom, qui n’a pas de véritable diagnostic, des suspicions, des pistes… Quelque chose qui pousse à l’intérieur d’elle, qui l’emprisonne, l’étouffe, l’affaiblit, la ronge… Une tumeur ? Une opération pour la sauver ?

« Peut-être que la vie lui joue un drôle de tour. Peut-être est-elle une balle molle dans la gueule d’un tigre, qui s’amuse à la faire rebondir où bon lui semble. Mais à cet instant précis, Alma sait qu’elle se battra pour sortir de ses mâchoires. »

Jusqu’au jour où un certain Mr Muzard fait appel aux talents de bouquiniste d’Alma, pour expertiser des ouvrages rares de sa bibliothèque. Le déplacement se présente à elle comme une opportunité, non pas de fuir mais de laisser respirer un peu sa fille. Elle arrive alors sur place, rencontre cet homme étrange… qui va s’avérer très attachant. Il lui racontera son histoire, celle de l’amour de sa vie… Jusqu’au jour où Alma, en pleine exploration de ces étagères, chargées de livres tous plus anciens les uns que les autres, fait l’étrange découverte d’une encyclopédie de botanique, jaunie par le temps… Et là ce sera la révélation… Comme une évidence foudroyante !

« Je t’aime au point que tous les tigres des jungles du monde entier se mettent à fondre pour devenir du beurre. »

Et au plus profond de son être et de sa chair, elle devine, elle sait !! Et elle fera tout pour que sa certitude voit le jour, au plus vite ; le temps ne cesse sa course folle et Alma la sienne, pour sauver sa fille… mais aussi pour se sauver elle-même…

Constance Joly, ce premier roman est une claque monumentale. On ne peut se douter dans quel piège vous nous attirer. Et on s’y laisse prendre. Bien volontier. On en voudrait tellement plus. Encore. Comme un goût de pas assez. Un manque. Un vide quand on referme votre livre. Parce que vous avez l’art, la manière, la délicatesse et la belle écriture pour nous tenir entre vos griffes…
Comment pourrais-je exprimer autrement ce grand coup au coeur. Poétique. Dur. Sublime. Intense…

« La solitude est un privilège, pas une malédiction. »

Et la solitude du lecteur, tenant de telles histoires entre ses mains, l’est plus encore.