« Les lunettes des animaux » de Christine Faust et Bernd Penners

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Éditions Père Castor
Parution le 02/01/19

Un très joli livre pour apprendre aux enfants à apprivoiser leurs nouvelles lunettes.
Joue avec les lunettes mobiles de toutes les formes et couleurs pour les poser sur les animaux. Tu vois comme ils sont beaux ?
La vache aux lunettes roses, le chien aux lunettes violettes… toutes de modèles différents et rigolos, interchangeables au fil des pages…
Amuse toi bien !!

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« Grégoire et le vieux libraire » de Marc Roger

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Éditions Albin Michel
Parution le 30/01/19
Rentrée littéraire d’hiver 2019

Moi, j’aime les livres, pour ce qu’ils sont, leur odeur, leurs matières, leurs histoires, les secrets qu’ils nous racontent. J’aime les livres en tant qu’objets, pour moi ils ont quelque chose de sacré, d’intime, jamais un livre ne doit être jeté. Donné, vendu, oui ! Mais pas détruit.
Alors la passion que voue Monsieur Picquier, le vieux libraire, à ses livres, je la comprends et je la vis tout autant… Surtout qu’il a eu la chance, lui, d’en faire son métier.
Alors, quand il ferme la porte de sa librairie, pour toujours, il ne peut se décider à tous les abandonner : c’est ainsi que Monsieur Picquier tapisse les murs de sa chambre de la résidence des Bleuets avec ses quelques 3000 livres sauvés.
Il aimait tant les lire, tourner leurs pages et savourer leurs histoires. Mais l’âge avançant, Monsieur Picquier, en maison de retraite, n’est plus en mesure d’honorer son addiction.
Alors quand le jeune Grégoire fait irruption dans sa chambre pour prendre soin de lui, Monsieur Picquier se verra lui confier une mission, qui s’avérera être un véritable défi pour le jeune homme : devenir son lecteur « privé ». Mais voilà Grégoire bien ennuyé : il n’aime pas lire, les livres, c’est pas son truc. Mais c’est sans compter sur le pouvoir de persuasion (et le regard « implorant ») du libraire. Il lui suffira d’en prendre un, au fil des séances de lecture, Grégoire y prendra de plus en plus goût et plaisir. Il progressera. Sa technicité comme son amitié pour le vieux libraire ne cesseront de croître, demandant une préparation comme un sportif de haut niveau.
Alors au fil des pages, au fur et à mesure de ses lectures, Le Liseur de Monsieur Picquier deviendra celui de la résidence des Bleuets. Grégoire deviendra la coqueluche de ces messieurs dames, distillant un peu de vie dans ces couloirs, voire même dans les canalisations… Intrigant, n’est-ce pas ? Alors je ne vous en dis pas plus… Si ce n’est que Grégoire n’a pas fini son périple car Monsieur Picquier lui réserve encore un doux mystère, une énigme à résoudre…
Ce premier roman de Marc Roger est une ode aux livres, une déclaration d’amour à la lecture, un point d’honneur à l’amitié… Il est fabuleux. Je suis sous le charme, conquise. Un livre qui parle de livres et de lecture… Un régal. Moi qui adore les livres et qui jeune, n’aimais pas lire, je me retrouve totalement dans les deux personnages clés de cette histoire.
De l’amitié, de la littérature à haute dose, de la douceur, de l’humour, un grand bol d’émotions… Un instant comme suspendu sur une étagère d’un joli libraire !
Grand coup de cœur de cette rentrée littéraire d’hiver.

« Quand t’es libraire, c’est un exemple, tu lis toujours avant les autres. C’est prétentieux, tu sais, de lire avant les autres. »

« Le livre est un chemin qui te conduit à l’autre et comme il n’y a pas d’autre plus proche de toi que toi, tu lis pour te rejoindre. »

« A Fleur de peau » de Joël Alessandra

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BD aux Éditions Filidalo
Parution le 12/10/18

Il était une fois Fleur, une petite fille qui, très vite, ne sera pas comme les autres.

Elle porte dans sa chair une maladie génétique appelée neurofibromatose, impactant ses capacités à apprendre mais aussi son physique.
Lorsque les médecins alertent les parents de Fleur sur ses tâches qui envahissent son corps, d’examen en examen, le verdict de la maladie tombe.
Alors Fleur va devoir grandir avec, faire face aux brimades sévères des autres enfants, aux regards, aux contraintes des contrôles médicaux…

La neurofibromatose et elle ne font qu’une, elle fait partie d’elle, même si c’est difficile à vivre.

Cette BD est une sublime leçon de vie, dure, triste et quand même joyeuse, qui malgré tout regorge d’une force incroyable, posant les mots sur cette maladie très peu connue, mais aussi les maux qu’elle produit en celles et ceux qui vivent avec elle.
Une histoire bouleversante.

« Au fait, je ne sais pas si je vous l’avais dit… La tristesse ne dure pas ! »

« L’amour triomphe de tout. »

« Les contes du réveil matin » de Michel Bussi illustrés par Eric Puybaret

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Cliquez ici pour découvrir l’article de la rencontre avec Michel Bussi et Eric Puybaret aux éditions Delcourt

Éditions Delcourt
Parution le 07/11/2018

Il était une fois Corentin et ses copains. Ses amis ne sont pas seulement des enfants comme lui. Et bien oui. Parce que Corentin a un sacré et mystérieux don : il parle avec les objets. Mais pas n’importe lesquels, et tous lui font vivre des aventures plus fantasques les unes que les autres.
Des barreaux d’échelle colorés qui se disputent leurs emplacements, un amour de voiture, des caddies endiablés en pleine course dans un supermarché, un petit grain de sable qui veut tout révolutionner, un toucan aventureux, des boîtes à lettres pipelettes… et bien d’autres encore.
Il n’y a pas d’âge pour lire des contes, savourer un moment magique avec nos yeux d’enfant, retrouver le charme que procure notre imagination lorsqu’on lui laisse la liberté de s’évader.

Alors il était une fois Michel Bussi qui rêvait de faire connaître ses histoires au plus grand nombre et se lance dans la superbe aventure de la création de cet album jeunesse.

Des textes extraordinaires divinement illustrés par Eric Puybaret dont les dessins font corps avec chaque conte : à chacun son style, à chacun son image.
De l’alliance de ces deux artistes résulte un livre génial, à mettre entre toutes les mains, pour les petits et les grands, pour les petits avec les grands.
Des étoiles dans les yeux, ou comment finir l’année dans un monde enchanté.

Douce année 2019 !

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L’année 2018 fut livresquement très riche en belles rencontres, jolies lectures et grandes découvertes.

J’espère que 2019 m’offrira à son tour un sublime lot de nouveaux livres et doux projets.

J’en profite pour remercier les auteurs et auteures, les éditeurs et éditrices, les maisons d’éditions sans oublier les attachés de presse pour leur incroyable travail, sans qui, nous lecteurs blogueurs, ne pourrions pas partager notre passion et amour pour les mots et les histoires.

Je vous souhaite une douce année 2019 et espère vous revoir encore beaucoup et toujours…

Rencontre avec Michel Bussi et Eric Puybaret – 7 Décembre 2018 aux Editions Delcourt

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A l’occasion de la parution de l’album « Les contes du Réveil Matin »

Les mots de l’auteur et de l’illustrateur…

Travailler sur un album jeunesse était un rêve pour Michel Bussi. Il avait déjà écrit des contes sur le petit Corentin, qui est présent depuis toujours, dans l’idée qu’ils ne seraient jamais publiés. Lorsqu’il a décidé de devenir écrivain à temps plein, il a pris le temps de réécrire ces histoires et voilà le résultat.

Il s’agissait aussi d’une volonté de sortir un peu du chemin des romans, comme faire un pas de côté, pour créer autre chose.

Déjà dans ses romans, il y a des traces de passages relatifs à l’enfance, ce n’est donc pas un si grand écart. Même si les romans sont des policiers, ils sont un peu différents des autres, plus à la périphérie de l’univers du polar, un peu plus noirs, plus proche des histoires de famille, souvent autour des thèmes de la solitude, la quête de l’identité, l’envie d’évasion…

Lors de l’écriture de ces contes, il a recherché à multiplier les rebondissements, travailler la dimension et le côté récurrent du conte, tout en jouant avec le lecteur. Alors que pour un roman, on peut changer l’écriture selon les chapitres, avec plus de liberté.

Il a trouvé son inspiration surtout dans les contes classiques : Andersen, Grimm… les contes étant aussi une façon déguisée d’exorciser les peurs, tout en faisant grandir Corentin au fil du temps, selon différentes façons de nouer le fil.

Eric Puybaret s’est totalement reconnu dans l’univers de Michel Bussi, qui lui a laissé toute latitude et une grande liberté dans la création des illustrations, dont le plaisir immense fut largement partagé entre eux. Eric a de suite éprouvé un vrai désir de participer à cette aventure, trouver des atmosphères, imaginer des visuels différents selon le conte. Sans trop en dire.

Pour Michel Bussi, lorsqu’il a commencé à penser à un illustrateur, le style et la ligne artistique d’Eric ont été comme une révélation immédiate. Ses dessins allient bien l’imaginaire et le réel, l’alliance du merveilleux et du réalisme, avec ce petit truc de Tim Burton.

Sur la base de textes déjà écrits, les illustrations ont commencé avec des croquis, qui sont par la suite devenus inutiles tant la fusion a été immédiate et comme une évidence.

Découvrir les images fut très émouvant, un peu comme s’il s’agissait de la naissance de Corentin, lui donner une identité, alors que Michel Bussi ne l’avait pas imaginé visuellement. Un moment fort. Une concrétisation.

Et puis il a fallu choisir une maison d’édition. Plusieurs choix étaient possibles : soit publier les contes individuellement, soit en série de plusieurs volumes ou un seul volume unique. Il a semblé plus logique de s’orienter vers la troisième solution : un seul volume regroupant toutes les histoires, avec plus de textes et moins d’illustrations. Parfaitement dans la ligne de leur projet, les Editions Delcourt ont de suite accepté de produire ce recueil, selon le concept d’un livre avec beaucoup de texte très travaillé.

Le choix de l’image de couverture fut un véritable dilemme, des hésitations entre l’actuelle et celle où Corentin se regarde… Celle-ci représente bien la diversité des thèmes contés.

Continuer l’aventure dans le domaine de la jeunesse ? Pourquoi pas.

Une suite ? Pourquoi pas. Le thème des objets qui parlent est inépuisable.

Un dessin animé… Tout est possible !

Cependant, Michel Bussi a plutôt tendance à ne pas faire deux fois la même chose. Ainsi, il pourrait éventuellement se tourner vers le monde des adolescents…

Affaire à suivre…