« Le secret de l’oiseau blessé » de Betsy Byars

Éditions La bibliothèque de l’amitié
Parution en 1980
150 pages

Un jour, j’ai contaminé ma mère avec le virus de la lecture. Nous avions ce point commun : avant, nous n’aimions pas lire. Ca c’était avant. Mais la lecture opérant son charme, la passion est née aussi chez elle.

Un jour, ma mère à court de lecture, fouille dans sa bibliothèque et découvre un livre jeunesse. Qui date. De plusieurs dizaines d’années. Elle l’ouvre. Le lit. Le dévore. Est touchée par son histoire. A son tour, une fois terminé, elle m’en parle et me le recommande vivement. Je m’aperçois alors que ce livre est un prix qui m’a été décerné en primaire en 1986. Je ne l’avais jamais lu.

En total blocage de lecture depuis quelques jours, tentée, je l’ai ouvert. Voilà dans quelles circonstances j’ai découvert 35 ans plus tard la touchante histoire de Sammy, déposé par ses parents chez son grand-père.

Les relations entre eux ne sont pas bonnes, Sammy le déteste et décide de s’enfuir. Son grand-père se lance alors à sa poursuite. Jusqu’au moment où leur course folle est interrompue par des cris d’oiseau : une grue blessée. Ne souhaitant pas la laisser là dans cet état, le grand-père décide de l’attraper. Ils la ramènent à la maison pour la soigner et la requinquer.

Et c’est en prenant soin de la grue que Sammy et son grand-père vont panser les plaies de leur relation écorchée vive. Au fil des pages, ils s’apprivoisent comme tous ces oiseaux qui virevoltent autour d’eux, de nouveaux liens se tissent. Comme il est bon de les voir évoluer, avancer l’un vers l’autre.
Une très jolie histoire à découvrir, par les petits et les grands (à partir de 11 ans).

La grue a réconcilié Sammy avec son grand-père, et moi avec la lecture !

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De ce palier… ©

Il y a un an, tu as pointé le bout de ton spike. Ton arrivée a chamboulé nos vies, attisé nos peurs, remis tant de choses en question. En l’espace d’une heure, une déclaration, des locaux qui se vident, des portables qui se plient, des employés qui desertent leurs bureaux, plantes vertes sous le bras.
Complètement abasourdis, nous avons été catapultés vers cet exil.
De ce palier, se demander si on reviendra bientôt, un sac sur le dos, un pc, un cahier, un stylo.
De ce palier, dire « A lundi » plutôt que « A bientôt ».
De ce palier, sans trop comprendre, avoir l’air hébété face à ce que tu as provoqué.
De ce palier, apprivoiser notre impuissance face à toi, celui qui nous hante et hantera en toute transparence.
De ce palier, remercier ceux qui nous mettent à l’abri.
De ce palier, l’émotion qui submerge, les larmes qui émergent au coin des yeux, la gorge qui se noue.
Quitter ce palier puis traverser ce hall petit à petit déserté, une dernière fois se retourner, comme pour le saluer.
Alors oui, ton arrivée a changé nos vies, garder au fond de soi le doux espoir que ta venue ne sera pas vaine et, qu’en mieux, tu changeras nos vies…

Rencontre avec Karen Merran

📚C’était le 9 Mars 2021, c’était super ! Rencontre virtuelle et conviviale de Karen Merran grâce à Babélio. Une très belle occasion d’échanges et découverte autour de son nouveau roman « Mon coeur serré comme une sardine ». Un grand merci pour ce moment qui fait du bien. 😊

Apéro Gang du polars – Pocket

📚C’était le 2 Mars 2021, c’était super ! L’Apéro Polars Gang Pocket , the place to be : Un endroit où aller !
Avec Céline Denjean , Maxime Girardeau Perso et Fabrice Rose et leurs diaboliques romans « Double Amnésie », « Persona » et « Tel père, telle fille ».

Un grand merci à Pocket et Nathalie Couderc, en partenariat avec la Librairie de Paris à Saint-Etienne. Un très bon moment qui fait un bien fou.

« Le contrat » de Maureen Demidoff

Éditions Ateliers Henry Dougier
Parution le 04/03/2021
Masse critique Babélio
184 pages

Nina a sept ans quand sa mère lui annonce, à vif, que tout est planifié : elle se mariera à vingt ans avec un homme bien plus âgé qu’elle. Il est riche mais sa richesse n’a rien à voir avec le facteur travail. Il se dit que c’est un escroc notoire.
Mais un beau jour le futur mari promis disparaît, sans laisser ni trace ni message. Il s’évade de la prison où il devait purger une peine de treize ans. Cette soudaine disparition suscite de vives réactions au sein du village et la mère de Nina est complètement anéantie, jusqu’à la maladie. Une seule question les hante tous : reviendra-t-il pour honorer sa promesse ?


« Je veux seulement me réconcilier avec l’endroit d’où je viens. Je suis le village et sa poussière, je suis les ragots des vieilles femmes, je suis aussi l’ambition et l’orgueil de ma mère, et la faiblesse de mon père. »

Aussi paradoxal que cela puisse paraître, Nina décide de le retrouver. Non, pas pour elle. Pour ses parents. Au détour d’une discussion vive avec son père, elle découvre que ce mariage arrangé est un contrat : promettre leur fille dès 7 ans à cet homme leur vaudrait une vie plus confortable jusqu’au mariage. Une monnaie d’échange. Mais Nina décide de quitter la maison pour aller à l’université, non sans promettre à ses parents de revenir si son prétendant venait à réapparaître.
On pourrait penser que cette disparition simplifierait les choses, que Nina se sentirait libérée… il n’en est rien. Pour elle, sa priorité, cst l’honneur, celui de sa famille. Elle est prête à tout, même à faire semblant…
Dans son roman, Maureen Demidoff traite d’un thème complexe mais à travers sa protagoniste, le regard qu’on lui porte est différent. J’ai été saisie par les émotions que j’ai ressenti mais surtout par son rythme. J’ai eu l’impression d’être prise au piège dans une course effrénée, dans sa quête de celui à qui elle a été promise.
J’ai aimé l’histoire, j’ai apprécié l’écriture, j’ai été absorbée par son suspens… J’ai couru avec elle, nous avons parcouru ses montagnes ensemble… J’ai eu un coup de coeur !

De ma fenêtre…©

De ma fenêtre, j’apercevais 2 maisons et leurs jolis jardins. J’entendais les cris de joie des enfants qui jouaient dehors en été. Et de mon balcon haut perché, je les regardais, leur faisais des petits signes.
De ma fenêtre, j’apercevais un sublime magnolia, qui chaque année offrait le fabuleux spectacle de ses fleurs majestueuses. Le moindre coup de vent les rendaient fragiles, emportant sur son passage leurs délicates pétales parfumées et douces.
Et puis de ma fenêtre, j’ai aperçu ces immenses engins aux mâchoires puissantes, tout détruire sur leur passage. Laissant apparaître comme les vestiges d’un champ de bataille. Des amas de gravats. Des bruits forts de destruction couvrant les chants des oiseaux.
De ma fenêtre j’assiste au ballet incessant des camions, au passage des matériaux suspendus aux chaînes d’une grue, enrobés des nuisances sonores qui les accompagnent. Je voyais hier encore, au loin, les cimes de quelques arbres, aujourd’hui, je ne vois plus rien.
De ma fenêtre, la vue ne sera plus jamais la même. La verdure a cédé sa place à un bloc de béton, qui je l’espère, sera orné de quelques fleurs suspendues, à leurs fenêtres, pour embellir cette grisaille envahissante…

« Tant qu’il reste des îles » de Martin Dumont

Éditions Les Avrils
Parution le 06/01/2021
233 pages

Il était une fois une île. Elle est leur royaume, ce petit coin de paradis qui leur appartient, tout ce qui fait le charme de ce petit bout de terre au milieu de l’eau. Celle qu’ils veulent garder, protéger.
Cette sérénité est alors perturbée par l’arrivée de ce qu’ils appellent « le monstre » : la construction d’un nouveau pont. Il sera le lien avec le continent, cette oeuvre que certains refusent, d’autres tentent d’en comprendre la nécessité, mais lui, Léni, reste sans avis. Il observe son évolution.

« Le monstre avançait dans la baie et la plupart des gens paraissaient s’en réjouir. C’était difficile à admettre mais on n’y pouvait rien. »

A travers ce texte de Martin Dumont, on assiste à différents regards portés sur cet intrus : celui de Léni sans implication, celui de Chloé la photographe débarquant pour lui consacrer un reportage, celui de Marcel et les autres qui le rejettent.

« Pour lui, une île c’était un Graal, un objectif qu’on ne pouvait atteindre qu’en affrontant la mer. »

Mais Léni c’est aussi un fils qui rend visite à sa maman malade, Léni c’est un papa un peu perdu, Agathe, sa petite fille qu’il aime tant et voit trop peu. Il travaille dans un chantier naval, les bateaux c’est son domaine mais aussi sa passion. Dans sa vie, quelques éléments ne manqueront pas de perturber cette pseudo routine, fragile, que l’arrivée de la jolie Chloé mettra aussi en branle.
A la lecture de ce roman, j’ai tout ressenti : les embruns et le vent à chaque escapade marine, cette sensation de huis clos que l’apparition de ce pont brisera. Cette atmosphère et son ambiance m’ont un peu fait penser au roman de Claudie Gallay « Les déferlantes ».

Cher Martin, vous savez combien ce livre m’a touchée, comment dois-je faire pour quitter cette île où je me sens si bien ? Il ne me reste plus qu’à prendre le prochain ferry, j’irai sur le pont, à l’extérieur, pour sentir sur mon visage la larme à l’oeil, une dernière fois, l’air marin et voir filer au loin ce petit bout de terre que je ne suis pas prête d’oublier…
Je remercie les Éditions Les Avrils, toute l’équipe et bien entendu le sacré Martin Dumont pour ce voyage. En ces temps étranges, les livres rendent possible l’impossible…

« Tant qu’il reste des îles, il y aura toujours un joli coin où jeter l’ancre. »

« Requiem pour une apache » de Gilles Marchand

Editions Aux Forges de Vulcain
Parution le 21/08/2020
405 pages

Bonjour, je suis bien à l’hôtel de Mr Jésus ?
Vous en personne ? Parfait.
Je voudrais réserver une chambre svp. Est ce possible ? J’ai pris connaissance de l’existence de votre établissement dans le livre de Gilles Marchand « Requiem pour une apache » et j’ai de suite eu envie de le découvrir. A vrai dire, je serai également ravie d’en rencontrer les habitants. Ils ont tous l’air si unis. Vous pensez qu’ils seront là ?

« Jésus le patron. Antonin l’idiot du village égaré. Marcel une bête de foire. Marie-Pierre la vendeuse d’encyclopédies. Joséphine la photographe frustrée. Mario l’Italie raté cuisinier. Paul un escroc notoire. Vieux John l’ouvrier retraité. Jolène la caissière analphabète bientôt rebelle. Suzanne une vieille odeur qui rampait sous les portes. Alphonse un sous-homme perdu au fond d’une bassine. »

Étant donné que je les ai côtoyés pendant 400 pages, je me suis vite familiarisée avec eux, j’y ai trouvé des complices, même des amis. Et puis votre hôtel est devenu énigmatique, célèbre, grâce à la prodigieuse Jolène, qui est devenue tout aussi fameuse.

« Elle ne savait pas quoi faire de ses mains alors elle a levé la droite en serrant le poing. »

Vous savez, je les ai tous écoutés, attentivement, leurs vies et leurs histoires m’ont touchée… On doit se sentir bien chez vous, ca se sent… Ils y ont tous élu domicile, les nouveaux arrivants se bousculent, à force, vous avez dû pousser les murs. J’espère que vous pourrez encore trouver un petit coin pour moi… pendant qu’il en est encore temps…

Et tout cela provient de la magie de l’écriture de Gilles Marchand, son humanité, il a l’art et la manière de nous faire sortir de notre zone de confort, de nous emmener avec lui dans son monde, celui dont il est le seul à détenir le secret et la clé. Déjà dans ses romans précédents j’ai pu le ressentir. Sa personnalité. Son univers. Sa plume que j’affectionne et admire tant. Sa marque de fabrique. Sa griffe littéraire. Celle d’une très belle personne qui ne cessera jamais de m’étonner et dont les lectures continueront à m’émouvoir…
Je remercie les Éditions Aux Forges de Vulcain et David Meulemans pour ce joli cadeau.
Quant à toi, cher Gilles, vivement ta prochaine oeuvre !

« Elle commençait à comprendre que nous étions tous égaux face à la littérature, à condition de prendre le risque de s’y perdre. Les livres ne font pas le distinguo entre les grands et les petits, les beaux et les moches. »

« Ta deuxième vie commence quand tu comprends que tu n’en as qu’une » de Raphaëlle Giordano, Sophie Ruffieux et Lylian

Éditions Soleil
Parution le 21/10/2020
Adaptation en BD de son célèbre roman

Camille est une jeune femme qui a tout pour donner l’apparence d’une vie accomplie : Sébastien son mari, Adrien son petit garçon et un emploi. Mais seulement en apparence… car depuis quelques temps, Camille se sent quelque peu perdue, démotivée, envahie par une lassitude qui la ronge.
A cause, ou plutôt dirons nous grâce, à un problème avec sa voiture, elle se trouve un soir prise au dépourvu, sans moyen de communiquer. Elle part donc en quête d’aide et tombe sur une maison. Et c’est là qu’elle va faire la connaissance de Claude. La fatigue aidant, Camille lui confie son état. Claude deviendra son guide, son routinologue.
A travers des exercices de développement personnel, Camille progressera petit à petit vers son objectif. Pourra-t-elle l’atteindre ?
Bon nombre de sacrifices, d’efforts et de transformations la conduiront vers un quotidien différent, une vie nouvelle.
Je n’ai pas lu le roman, la version BD fut donc une réelle découverte de cette histoire que j’ai beaucoup apprécié. Je suis très sensible et curieuse de tous les ouvrages qui traitent de développement personnel. Le format « bulles et illustrations » lui confère une dimension très attrayante, les dialogues sont denses, les dessins très beaux et riches en détails.
J’ai pris des notes, j’ai appris, j’ai beaucoup aimé ce délicieux moment, comme suspendu dans une bulle… peut-être celle de ses pensées à elle. Une Camille métamorphosée…

J’ai gagné cet ouvrage dans le cadre de l’opération masse critique, je remercie Babélio et les Éditions Soleil pour ce beau cadeau.

Douce année 2021

🎉Ami(e)s LittéLecteurs(trices), Je vous souhaite une douce année accompagnée d’une bonne santé et toujours de belles lectures📚. Merci d’être là, pour vos partages et vos jolis posts. J’espère vous compter toujours parmi nous encore pour très longtemps… Prenez bien soin de vous 😘