« Derniers feux sur Sunset » de Stewart O’Nan

Éditions Points – #PMR2018

Quand la vie de Francis Scott Fitzgerald bascule… Alors que sa femme Zelda est internée dans un hôpital spécialisé, Scott se retrouve ruiné et noie son désespoir dans l’alcool.
Quand Zelda va bien, Scott aime partager ces petits moments d’intimité avec elle. Ces petites escapades, ces petites virées au bord de la mer, des instants complices comme au bon vieux temps. Du temps où elle était encore Elle, sans ses crises, sans sa maladie qui l’a transformée, comme une étrangère.

Scottie, leur fille, essaie de retrouver sa place, d’apprivoiser cette mère qu’elle ne reconnaît plus. La relation mère fille n’est pas aisée, les tensions sont vives, Scott essaie toujours et tant bien que mal de les apaiser… pour le bien de chacune… pour le bien de tous.

Et pourtant Zelda l’aime tant, « son bécasseau ».
Mais au fil du temps, il ne sait plus l’aimer comme il devrait… et il le sait.
Écrivain à la dérive, il est alors contacté par Hollywood en tant que scénariste.
Il a l’impression que la vie lui sourit à nouveau. Il fréquente les plus grands, les stars du cinéma.

Et c’est alors que sa route croise celle de Sheila. Elle a tout pour elle : la beauté, la jeunesse… mais aussi ses secrets. Il pense à elle sans arrêt. Ils se rapprochent, s’apprivoisent, se lient, s’installent… La distance avec Zelda et sa situation complexe ne font qu’intensifier cette relation… Il ne peut plus s’en passer.
Quant à sa mission de scénariste cinématographique, rien de stable, rien de concret. Les scénarios défilent mais ne durent pas. Bien souvent ses textes sont repris, réécrits, pour bien souvent finalement aboutir à l’abandon.
Les abus en tout genre et les excès auront raison de lui, de sa santé. Les problèmes cardiaques feront leur apparition, les derniers instants de sa vie….

Le démarrage de cette lecture fut somme toute assez chaotique. S’y prendre à plusieurs fois avant de s’y mettre vraiment. Ni l’écriture ni l’histoire ne sont à remettre en cause… mais très probablement les passages des mondanités du milieu du cinéma qui n’ont pas trouvé le point d’accroche en moi… Trop d’artifices. J’ai néanmoins beaucoup apprécié les parties relatives à Zelda, à son histoire, son enfermement, mais aussi à cette relation cachée de Scott avec Sheila… sa dérive, ses embûches d’écrivain largué, dépassé, sa fin de vie, non sans un pincement…
Merci aux Éditions Points et au #PMR2018, mais également aux jurés qui m’ont intimé de persévérer… car malgré tout, ce fut tout de même un bon moment passé avec Francis Scott Fitzgerald et les siens.

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